À Biot, il suffira bientôt de pousser la porte des verreries pour voir travailler ce qui a fait la réputation du village. Du 18 au 20 septembre, près de 200 artistes sont annoncés au festival international du verre, avec quatre ateliers ouverts aux démonstrations. Le verre bullé de Biot est né en 1956 d’une bulle qu’Éloi Monod a choisi de garder plutôt que de corriger. Soixante-dix ans plus tard, la commune prépare une Maison du Verre pour remettre durablement les fours et les gestes au cœur du village.
À Grasse, la matière première est invisible. Sous forte chaleur, une équipe azuréenne a montré que certains prélèvements de lavandin pouvaient perdre jusqu’à 65 % des molécules recherchées avant même leur analyse. Son système refroidi ramène ces pertes sous les 5 %. Sous la mer, les ingénieurs niçois de Cosma viennent de lever 2,05 millions d’euros après avoir fait parcourir 140 kilomètres de transects à un drone autonome autour de 100 mètres de profondeur. Le parfum et la Méditerranée sont aussi des terrains d’ingénierie.
À Villefranche-sur-Mer, le nouveau Pôle Mer de la Darse essaie justement de rapprocher chercheurs, navigateurs, associations et patrimoine maritime dans un même lieu. Du 15 au 20 septembre, les Voiles Maralpines lui donneront déjà un premier test, avec près de 80 bateaux de tradition annoncés à Villefranche.
Et puis Cagnes-sur-Mer a rappelé qu’un patrimoine vivant reste aussi vulnérable. Mardi, quatre Renoir ont été volés aux Collettes. Deux ont été retrouvés dans le jardin. Les deux autres, revenus d’Allemagne après 1945, manquent toujours.
La semaine aura ainsi mêlé les bulles que l’on garde, les molécules que l’on tente de retenir et les fonds marins que l’on cartographie. À Cagnes, dimanche soir, deux toiles échappent encore aux recherches.





