Marseille récupère du terrain, par le chantier et par le tribunal. Rue de Lyon, l’ancienne usine Saint-Louis Sucre entre dans la construction de près de 17 000 m² d’activités et de formation. Il aura d’abord fallu traiter les sols, démolir et réemployer plus de 9 000 tonnes de matériaux. Des années de préparation précèdent cette nouvelle vie de la friche.
Dans cinq meublés touristiques, c’est l’habitation qui doit reprendre ses droits. Deux décisions de justice imposent leur retour à cet usage, assorti de 440 000 euros d’amendes. Cinq logements à l’échelle de Marseille, c’est peu. Pour ces adresses, la décision fixe pourtant très précisément ce que leurs propriétaires peuvent faire des mètres carrés.
Pour les voyageurs d’Aubagne, le changement envisagé se compte en dix-sept années d’habitude. Depuis 2009, on monte dans le bus ou le tramway sans titre. La Métropole étudie une tarification selon les ressources dans son effort d’économies budgétaires. Le barème et le calendrier restent à publier : la perspective d’un paiement existe, son montant demeure inconnu.
Arles, enfin, a porté son opposition à la future ligne électrique à 400 000 volts sur le terrain juridique. Le conseil municipal a rendu un avis défavorable à la dérogation à la loi Littoral demandée pour le projet. Au Petit Rhône et au Petit Gondard, les plans de pylônes ont déjà suscité des manifestations. L’avis municipal rejoint le dossier ; la décision appartient à l’État.





