Les annonces d’investissement ont désormais besoin d’adresses précises. À Goussainville, Courdimanche et Champagne-sur-Oise, les dossiers avancent au rythme des acquisitions, des accès et des autorisations. C’est dans ces pièces moins spectaculaires que se joue la prochaine étape.
Agoralim promet 1 500 emplois et prévoit 110 000 m² d’entrepôts et d’ateliers sur 37,8 hectares. À Goussainville, des terrains restent à acquérir et un accès doit être créé sur la RD317, estimé entre 15 et 20 millions d’euros. Les procédures doivent également traiter la situation des occupants et, si nécessaire, leur relogement. L’enquête publique doit permettre d’examiner ces conditions avant les bâtiments annoncés pour 2029.
Pour Mirapolis, à Courdimanche, la pièce attendue est une carte. Après l’annonce d’environ 6 milliards d’euros d’investissement, une zone d’aménagement différé a été inscrite à l’ordre du jour du conseil municipal. Son acte de création et son périmètre n’étaient toujours pas publiés. Les familles déjà installées sur le site doivent encore pouvoir savoir quelles parcelles seront concernées.
Le dossier Sirius, à Champagne-sur-Oise, dépend de conditions énergétiques et économiques. Les deux turbines envisagées par EDF représenteraient environ 650 MW. Le projet doit obtenir une rémunération via le mécanisme de capacité et un raccordement au réseau.
La concertation Sirius reste ouverte jusqu’au 20 novembre. Les habitants peuvent déposer une observation pendant que ces conditions sont encore à examiner.




