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Agoralim : à Goussainville, le projet passe du plan au terrain

Foncier incomplet, accès à créer sur la RD317, enquête publique à venir : Agoralim doit encore lever plusieurs contraintes avant les travaux annoncés en 2027.

Illustration du site Agoralim à Goussainville

À Goussainville, Agoralim a désormais une forme précise : 37,8 hectares, 110 000 m² d’entrepôts et d’ateliers, une Agora des producteurs de 6 500 m², des bureaux et services, et environ 1 500 emplois annoncés. La Semmaris maintient un début des travaux d’aménagement en 2027 et une première livraison en 2029.

Mais avant les bâtiments, il faut maîtriser les terrains et organiser leur desserte. La Clé avait suivi en juillet la création de l’Alliance Agoralim. Deux mois plus tard, les questions décisives se trouvent sur les terrains de la Talmouse, dans l’accès routier et dans les autorisations.

Le foncier n’est d’abord pas entièrement maîtrisé. Un marché lancé par la Semmaris en juillet 2026 indique que les acquisitions amiables menées avec l’EPFIF ne suffisent pas à réunir l’ensemble des emprises. Une déclaration d’utilité publique ouvrirait, si nécessaire, la voie aux procédures d’expropriation permettant d’achever cette maîtrise foncière. Le marché prévoit également l’accompagnement et le relogement des occupants concernés, sur un périmètre présenté comme étant de l’ordre de 44 hectares le long des RD317 et RD47A.

La route constitue l’autre dépendance. Le site doit disposer d’un nouvel accès sur la RD317, sous maîtrise d’ouvrage de la Semmaris. Lors de la concertation de septembre 2025, sa géométrie n’était toujours pas arrêtée et le cofinancement devait être discuté une fois le programme stabilisé. Le bilan de concertation publié ensuite chiffre entre 15 et 20 millions d’euros les travaux de l’infrastructure routière envisagée.

Les montants publiés ne couvrent pas le même périmètre. Pour le site de Goussainville, la Semmaris affiche un investissement de 300 millions d’euros. Le cahier des charges de l’entreprise approuvé par décret en avril 2026 prévoit de son côté environ 550 millions d’euros d’investissements pour le programme Agoralim, comprenant notamment l’acquisition, la viabilisation et l’aménagement des terrains, les bâtiments et leur entretien.

La procédure avance en parallèle. Le CEEVO rapporte qu’un avis environnemental a été rendu le 26 août et que des compléments sont attendus notamment sur l’eau, l’énergie, les déchets, les émissions de gaz à effet de serre et le paysage. Il annonce une enquête publique du 2 novembre au 4 décembre, mais présente encore ces dates comme prévisionnelles. Au 26 septembre, la page préfectorale consacrée à Agoralim ne publie pas encore d’arrêté ouvrant cette enquête.

Agoralim reste donc sur le calendrier d’un chantier en 2027. Mais ce calendrier dépend maintenant de conditions très matérielles : acquérir les dernières emprises, traiter le sort des occupants, arrêter l’accès à la RD317 et franchir l’enquête publique. À Goussainville, c’est sur les terrains de la Talmouse que le projet doit désormais prouver qu’il peut réellement prendre place.

Sources consultées
  1. Agoralim / SEMMARISLe site de Goussainville
  2. Office des publications de l’Union européenneMission d’accompagnement et de relogement des occupants du site Agoralim Goussainville
  3. SEMMARISBilan de la concertation publique Agoralim Goussainville
  4. LégifranceDécret n° 2026-241 du 1er avril 2026
  5. CEEVOParticipation du CEEVO à la deuxième réunion de l’Alliance Agoralim, à Goussainville
  6. Préfecture du Val-d’OiseProjet Agoralim