Un quai. Un prélèvement. Une sonde. Une ligne électrique. En Seine-Maritime, les grandes activités de la semaine tiennent à des maillons parfois minuscules.
Le quai. Au Havre, les fondations du parc éolien du Calvados arrivent des Pays-Bas par petits lots. Des pilotes, des remorqueurs et un navire-grue de 183 mètres les font repartir une par une vers la Manche. Le port ne fabrique ni ne pose les monopieux ; il assure le passage entre ces deux opérations.
Le prélèvement. Entre Étretat et Le Tréport, la récolte professionnelle des moules est suspendue. Aucune contamination n’a été signalée. Ce sont les analyses bactériologiques, normalement réalisées deux fois par mois, qui manquent. Sans échantillon récent, pas de garantie sanitaire ; sans garantie, les bateaux restent à quai.
La sonde. À Rouen, les mesures disponibles ont livré une nouvelle plus rassurante : malgré une Seine à 24,1 °C et un faible débit, l’oxygénation demeurait normale. Derrière ce chiffre travaillent l’assainissement, des capteurs entretenus et un relevé toutes les cinq minutes.
La ligne. À Petit-Couronne, le projet DEZiR envisage des équipements hauts de 60 mètres. Il réclamerait surtout jusqu’à 399 MW de puissance électrique, du CO₂ venu de l’Eure et un accès à l’oléoduc des aéroports parisiens. Le PLU peut autoriser la hauteur ; il ne branche pas l’usine.
Le plus grand élément de cette chaîne mesure des dizaines de mètres. Celui dont l’absence bloque déjà une activité tient dans un flacon d’analyse.





