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Au Havre, les fondations du parc du Calvados changent de navire

Arrivés des Pays-Bas, les monopieux sont transférés un à un sur un navire-grue. Le quai d’Osaka relie transport portuaire et pose en mer.

Monopieux transférés au quai d’Osaka

Depuis juin, les fondations du parc éolien du Calvados font une escale particulière au Havre : elles y changent de navire. Au quai d’Osaka, les monopieux arrivés des Pays-Bas sont transférés un par un avant leur dernier trajet vers le chantier, au large de Courseulles-sur-Mer.

Le Yamatai peut en acheminer deux à la fois depuis Vlissingen, le CY Interocean I trois. Au Havre, chaque immense tube d’acier embarque séparément sur le Seaway Strashnov. Ce navire-grue de 183 mètres sur 47 charge une fondation, rejoint le parc, la pose dans le fond marin, puis revient à Osaka chercher la suivante.

Le quai relie ainsi deux cadences : des livraisons par petits lots depuis les Pays-Bas et une installation menée monopieu après monopieu. La manœuvre réclame davantage qu’une place disponible au bord de l’eau. Les entrées et sorties du Seaway Strashnov mobilisent systématiquement un remorqueur. Capitainerie, pilotes et lamaneurs coordonnent les mouvements, tandis qu’un dispositif maintient les deux navires côte à côte pendant le transfert.

Le choix précis d’Osaka plutôt qu’un autre quai havrais n’est pas expliqué. Sa fonction est cependant documentée : la grille portuaire de 2026 classe tout son linéaire parmi les quais publics prévus pour les charges lourdes. Les opérations portant sur des charges de plus de 70 tonnes ou nécessitant une grue de plus de 80 tonnes font l’objet d’une validation technique. La campagne s’appuie donc sur un quai déjà adapté et sur les équipes capables d’y faire évoluer des navires hors normes.

HAROPA rattache l’opération à une campagne de 17 monopieux menée jusqu’en octobre, dont dix doivent être installés avant la fin juillet. Cette séquence reste une partie du chantier : au 3 juillet, 18 des 64 fondations du parc avaient été posées. Le Seaway Strashnov doit travailler sur la zone jusqu’en septembre, avant le retour du Saipem 7000 à l’automne.

Le parc comptera 64 éoliennes pour une puissance de 450 mégawatts, avec une mise en service complète prévue à l’hiver 2027. Les fondations transitent par Vlissingen et Osaka, tandis que les pales, nacelles et génératrices doivent sortir de l’usine Siemens Gamesa du Havre.

Aucun investissement portuaire nouveau ni emploi propre à l’opération n’a été annoncé. Le chantier utilise ici une capacité déjà présente.

Jusqu’en octobre, le rôle du Havre se résumera dans une scène répétée au quai d’Osaka : les fondations arrivent par lots des Pays-Bas, mais une seule repart à chaque rotation vers la Manche.

Sources consultées
  1. HAROPA PORTLe Havre au service des opérations logistiques du parc éolien en mer du Calvados
  2. HAROPA PORTGrille de tarifs 2026 pour l’utilisation des installations et prestations diverses
  3. Parc éolien en mer du CalvadosPoint d’étape sur le chantier du Parc éolien en mer du Calvados
  4. Parc éolien en mer du CalvadosQuestions-Réponses