Revue hebdomadaire

Tester, puis tenir

A350 de retour à Toulouse, reprise de Fibre Excellence à Saint-Gaudens et consultation sur le stockage de CO₂ à Mondilhan : les faits clés de la semaine.

Premier banc d’essai : le ciel. Mardi, un A350 a rejoint Toulouse depuis Melbourne après 24 h 24 de vol et près de 23 000 kilomètres. Ce vol d’endurance devait éprouver le réservoir supplémentaire, la consommation, la cabine et les relais d’équipage des futures liaisons directes vers Londres et New York. Tout pouvait être mesuré, du carburant au repos à bord.

Deuxième épreuve : l’usine. À Saint-Gaudens, il n’existe ni protocole rassurant ni appareil de secours. Fibre Excellence est en liquidation, avec une poursuite d’activité autorisée jusqu’au 15 septembre. Les candidats ont jusqu’au 24 août pour remettre une offre ferme de reprise. Leur copie devra préciser le sort des 276 emplois, les investissements prévus et les conditions de redémarrage d’un site lié au bois, à l’eau, à l’énergie et à de nombreuses entreprises locales.

Troisième protocole : le sous-sol du Comminges. TeréCO2 souhaite explorer 173 km², dont 21 communes de Haute-Garonne, afin d’étudier le stockage du CO₂ capté à la cimenterie de Martres-Tolosane dans l’aquifère salin de Mondilhan. La demande de permis ne permettrait encore ni forage ni injection. Elle lancerait jusqu’à quinze ans d’études sur la roche, les nappes, les fuites et la microsismicité. Les observations sont recevables jusqu’au 17 août.

Dernière parcelle témoin : Cardeilhac. Près de 500 arbres seront comparés pendant cinq ans sur un hectare avant d’orienter des choix forestiers pour plusieurs décennies.

Avion, papeterie, aquifère, forêt : la Haute-Garonne expérimente à toutes les altitudes. Un seul de ces essais n’a pas droit à l’échec contrôlé : celui qui doit maintenir l’usine de Saint-Gaudens en vie.