Sur 995 m² où l’on jouait autrefois au tennis, 76 studios accueillent désormais des étudiants. À Nice, la résidence Trotabas augmente de près de 30 % la capacité Crous du site voisin des Collinettes sans avoir eu besoin de chercher un nouveau terrain.
Le même réflexe apparaît dans les Paillons, à une tout autre échelle. À Contes, 16 167 m² de l’ancienne cimenterie Lafarge vont accueillir les services techniques, l’eau et l’assainissement de l’intercommunalité. La commune récupère aussi la voie d’accès, première pièce nécessaire avant la reconversion économique plus large des 18 hectares du site.
À L’Escarène, c’est un parking qui prend un deuxième métier. Ses 288 panneaux photovoltaïques doivent produire près de 160 MWh par an. Grâce à l’autoconsommation collective, cette électricité pourra alimenter plusieurs bâtiments publics des onze communes des Paillons via le réseau existant. Pas besoin de transformer le parking en autre chose : il reste un parking, avec une centrale au-dessus.
À Malaussène, cette logique rencontre une limite. MAT’ILD veut traiter jusqu’à 40 000 tonnes de mâchefers par an pour produire des matériaux routiers. Le recyclage a son intérêt ; le Conseil national de la protection de la nature juge en revanche que Bonne Terre est le mauvais endroit, parce que le projet couperait une continuité écologique encore préservée. L’enquête publique reste ouverte jusqu’au 6 octobre et chacun peut consulter le dossier et déposer une observation.
Un court inutilisé peut devenir 76 logements. Une cimenterie fermée peut retrouver des services. Un parking peut produire de l’électricité. Une parcelle naturelle, elle, n’est pas forcément une case vide sur la carte.





