Curer. Héberger. Brouiller. Dans les Alpes-Maritimes, la semaine s’est racontée avec des verbes d’action.
Premier chantier lundi matin, à Mouans-Sartoux : jusqu’à quinze adolescents vont nettoyer un tronçon du canal des Canebiers. Ce vieux réseau irrigue encore des terres agricoles par gravité, dont deux hectares doivent être remis en production cette année. L’entretien prend un relief particulier alors que les restrictions d’eau touchent désormais 100 communes : avant de compter chaque litre, il faut déjà lui ouvrir le passage.
Plus à l’est, la Roya fonctionne à l’huile de coude. Dimanche, un troupeau a remplacé les voitures sur l’avenue du 16-Septembre à Tende pour la Saint-Roch des bergers. Le Festival de Musique Ancienne, lui, circule entre Saorge, Tende, La Brigue et Breil, des églises à l’épicerie et jusqu’aux sentiers. Pour que la musique voyage, des bénévoles logent les artistes, cuisinent et assurent les trajets depuis les gares. La vallée n’est pas le décor de l’événement : elle en est l’équipe technique.
Changement d’établi à Sophia Antipolis. Des chercheurs d’EURECOM et de l’EPFL ont présenté à USENIX Security PrivacyShield, un prototype qui peut faire attribuer une fausse position à certaines balises Bluetooth utilisées pour suivre quelqu’un. L’outil reste expérimental et ses limites sont mesurées. C’est encore du travail en cours — mais, comme au canal, le travail se voit précisément dans ce que l’on essaie de faire fonctionner.





