Revue hebdomadaire

Thermo-sur-Seine : le désaccord gagne Paris

Thermo-sur-Seine à Vitry : suspension demandée à Paris, consultation jusqu’au 1er novembre. À Villejuif, nouveaux accès au parc et permanences médicales.

La demande de suspension de Thermo-sur-Seine vient cette fois de Paris. Le 20 octobre, l’assemblée des écologistes parisiens a pris position contre la future chaufferie des Ardoines, à Vitry. Cette prise de position au sein de la majorité parisienne n’engage pas le Conseil de Paris. Elle compte néanmoins dans le débat local : la capitale pilote la concession du réseau de chaleur auquel la chaufferie doit être raccordée.

La chaufferie, estimée à un milliard d’euros, doit permettre de remplacer une partie du gaz par des combustibles issus de déchets et du bois de récupération. Les riverains s’inquiètent des émissions atmosphériques. Le Grand-Orly Seine Bièvre a annoncé deux études sur les conséquences sanitaires et les alternatives énergétiques. L’opposition s’organise, mais ni Vitry ni l’intercommunalité ne peuvent arrêter seules le projet.

Pour les habitants, deux possibilités de participation ont des calendriers différents. La première se termine le 1er novembre : chacun peut encore déposer son avis sur la plateforme officielle. La seconde est la votation du 6 décembre à Vitry, ouverte dès 16 ans sans condition de nationalité. Elle permettra aux habitants d’indiquer la position qu’ils souhaitent voir défendue par leur commune, sans décider des autorisations du projet.

Dans le parc des Hautes-Bruyères, à Villejuif, les raccourcis tracés par les voyageurs vers la ligne 14 vont devenir de véritables accès. Ces passages se font parfois dans la boue. Le Département prévoit de créer trois nouvelles entrées et de reconstituer le jardin médicinal.

Les familles qui viennent aux Restos du Cœur de Villejuif peuvent désormais rencontrer des professionnels sociaux et médicaux pendant les distributions alimentaires. Le centre reçoit près d’un millier de familles de cinq communes. L’accueil s’y fait maintenant à l’abri des regards de la rue.

À Nogent-sur-Marne, une habitante s’est mobilisée pour Lorenzo, 19 ans, qui dormait dehors depuis plus d’un mois. Son histoire a circulé, ses oncles l’ont reconnu dans la presse et l’ont accueilli dans la région lyonnaise. Depuis jeudi 22 octobre, il a retrouvé un toit.