Un cœur signifie rouge, une goutte signifie bleu. Dans les jeux adaptés par AccessiJeux, les doigts retrouvent ainsi une information habituellement réservée aux yeux. Ce code tactile ne demande pas de connaître le braille. Il permet aux joueurs de partager le même plateau ou les mêmes cartes.
La ludothèque inaugurée boulevard Carnot compte 2 500 jeux, dont 500 adaptés aux personnes aveugles ou malvoyantes. L’association passe surtout de 50 à 350 m². Son travail gagne la salle entière : plan tactile, guidage, lumière modulable, cloisons acoustiques, espace calme. Une partie peut dépendre d’une petite pastille en relief ; pouvoir la rejoindre et y rester dépend aussi de l’aménagement autour de la table.
À Belleville, les images se regardent dans le quartier qui les a produites. Le premier CinéBelleville programme 45 films dans plus de 30 lieux jusqu’au 17 octobre, des bibliothèques aux cafés et aux halls d’immeuble. Le 8, les témoignages des « Garçons Ramponeau », enregistrés en 2006, reviendront rue Ramponeau. Le 10, Robert Bober fera retrouver à l’écran la rue Vilin progressivement démolie.
Le festival réserve aussi sa dernière journée aux courts métrages tournés par les habitants du Nord-Est parisien. Les archives côtoient les caméras d’aujourd’hui. Ce quartier souvent filmé donnera à ses propres équipes l’occasion de présenter leurs images, puis au public de voter pour sa « palme ».
Samedi, les portes ouvertes des laboratoires municipaux de santé environnementale, à l’institut George-Eastman, mettaient au programme une tout autre observation : particules, bactéries et polluants. Les quelque 90 agents du service prélèvent et analysent notamment l’air, l’eau, l’amiante et le plomb. Leur travail suit aussi les grains de pollen recueillis sur un toit de l’Institut Pasteur. Paris surveille les pollens depuis 1987 ; ces comptages alimentent le bulletin allergo-pollinique destiné aux habitants.




