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Plomb, pollens, bactéries : dans les laboratoires municipaux qui auscultent Paris

Trois laboratoires accrédités et environ 90 agents mesurent certains risques environnementaux dans la capitale. Leurs portes s’ouvrent le 3 octobre.

Laboratoires de santé environnementale à Paris

Samedi 3 octobre, les Parisiens pourront entrer dans un endroit habituellement fermé au public : les laboratoires municipaux où sont recherchés des polluants de l’air, des bactéries dans l’eau, de l’amiante ou encore des pollens. De 10 h à 18 h, l’institut George-Eastman, dans le 13e arrondissement, ouvre ses laboratoires au public pour la Fête de la science.

Derrière cette journée se trouve un service scientifique permanent beaucoup moins visible. Environ 90 personnes travaillent au Service des laboratoires de santé environnementale de la Ville. Il comprend trois laboratoires : Polluants chimiques, Micro-organismes et allergènes, et Amiante, fibres et particules. Le Cofrac accrédite certaines de leurs activités de prélèvement et d’analyse portant notamment sur la qualité de l’air, la qualité de l’eau et l’amiante.

Leur travail commence souvent bien avant l’analyse en laboratoire. Les agents prélèvent sur le terrain, préparent les échantillons puis les analysent selon des méthodes accréditées. Pour certains polluants chimiques, un même technicien peut ainsi intervenir depuis le prélèvement d’air jusqu’à l’analyse physico-chimique.

Un exemple se trouve sur un toit de l’Institut Pasteur. Paris y surveille les pollens depuis 1987 et le service municipal suit le capteur depuis 2000 : prélèvement, identification et comptage des grains présents dans l’air. Ces mesures servent ensuite au Réseau national de surveillance aérobiologique pour établir le bulletin allergo-pollinique diffusé aux habitants.

Le plomb montre une autre facette du dispositif. Depuis 2021, des investigations sont menées dans les crèches et les écoles pour rechercher ce métal dans les peintures anciennes, les terres des cours ou d’autres matériaux. À l’été 2026, 116 écoles et 101 crèches avaient déjà été couvertes. Le laboratoire intervient aussi dans les enquêtes environnementales déclenchées après le signalement d’un cas de saturnisme chez un enfant : une convention avec l’État prévoit jusqu’à 60 de ces enquêtes par an.

L’intérêt de ces laboratoires tient moins à une nouvelle invention qu’à cette capacité déjà opérationnelle : prélever de l’air, de l’eau, des poussières ou des matériaux, déterminer précisément ce qu’ils contiennent et transmettre les résultats aux services chargés de gérer le risque. C’est une infrastructure scientifique municipale, avec ses techniciens, biologistes, chimistes et appareils de mesure, derrière des sujets aussi quotidiens que l’air d’une pièce, l’eau d’un équipement ou la poussière d’un bâtiment.

Samedi, cette mécanique deviendra visible. Des visites permettront d’observer des particules et des bactéries au microscope électronique ; des spécialistes parleront notamment de légionelles, de plomb, de moustiques tigres, de pollution de l’air intérieur, d’amiante et des piscines parisiennes. L’entrée est gratuite de 10 h à 18 h, au 11 rue George-Eastman, avec accès par le parc de Choisy et des activités à partir de 7 ans.

Sources consultées
  1. Ville de ParisRencontrez les scientifiques de la Ville de Paris lors de la Fête de la Science 2026
  2. Comité français d’accréditationSLSE - Service des Laboratoires de Santé Environnementale
  3. Ville de ParisL’impact des pollens sur la santé
  4. Ville de ParisComment Paris lutte contre l’exposition au plomb
  5. Ville de ParisConvention 2025-2028 relative aux enquêtes environnementales après signalement de saturnisme infantile