Revue hebdomadaire

Quatre heures de vol à Blagnac, un automne toujours sec en Haute-Garonne

L’A350F entame ses essais après un vol de 4 h 10. Les restrictions d’eau s’étendent à 142 communes, les incidents lycéens perturbent Toulouse et les Abattoirs accueillent Miró.

Le vol a duré 4 h 10. Mardi 29 septembre, le premier A350F a décollé de Toulouse-Blagnac et atteint environ 7 600 mètres. Airbus dispose désormais de mesures en vol pour vérifier les calculs de son nouveau cargo, dont la géométrie combine des éléments des A350-900 et -1000.

La suite sera plus longue que ce premier tour dans le ciel : environ dix mois et 400 heures de vol sont prévus pour la campagne d’essais. Les commandes existent déjà, avec 115 appareils comptabilisés fin août auprès de 14 clients déclarés. La certification, elle, reste à obtenir. Pour les équipes toulousaines, chaque sortie doit maintenant fournir les données nécessaires à cette étape.

Au sol, octobre commence sans répit pour l’eau. Depuis samedi, six communes supplémentaires sont en crise pour les usages du réseau public, portant leur nombre à 142. Francazal, Estadens, Boutx, Razecueille, Argut-Dessous et Binos rejoignent la liste. La préfecture fait état de cinq mois de déficit pluviométrique marqué. Le niveau applicable doit toujours être vérifié selon la ressource : à Labarthe-Rivière, par exemple, l’eau du robinet reste en vigilance tandis que les prélèvements concernés dans les cours d’eau relèvent de la crise.

À Toulouse, le bilan de vendredi autour des lycées associe une participation en baisse à 70 interpellations dans le département, dont 65 dans l’agglomération. Dix policiers et gendarmes ont été blessés, selon la préfecture. Dix-huit établissements avaient suspendu les cours ; les barricades près de Déodat-de-Séverac ont également interrompu une partie du T1. Le bilan des interpellations ne préjuge pas des suites judiciaires. Les conditions de reprise des cours constituent désormais le prochain point à suivre.

Depuis samedi, les Abattoirs montrent près de 200 œuvres de Miró, alors que leur propre collection n’en possède qu’une lithographie. « Protestation » s’attache aux matériaux inattendus, aux toiles brûlées, au théâtre et aux collaborations tardives de l’artiste. Le musée propose de retrouver un Miró moins familier que ses étoiles et ses oiseaux. L’exposition reste ouverte jusqu’au 7 mars 2027.