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Lycées en Haute-Garonne : moins de participants vendredi, mais davantage d’interpellations

Environ 1 000 personnes ont participé aux rassemblements vendredi, contre près de 3 000 jeudi. Le bilan préfectoral passe de 57 à 70 interpellations.

Illustration de lycées à Toulouse

La participation à la mobilisation autour des lycées a nettement reculé vendredi 2 octobre en Haute-Garonne, sans que le nombre d’interpellations suive la même trajectoire. La préfecture recense environ 1 000 participants et 70 interpellations dans la journée, dont 65 dans l’agglomération toulousaine. Dix policiers et gendarmes ont été blessés. Des pompiers et des véhicules de gendarmerie ont aussi été visés par des jets de projectiles.

La comparaison avec jeudi donne la mesure du changement. La veille, près de 3 000 participants avaient été comptabilisés et 57 personnes interpellées. Vingt policiers et gendarmes, treize élèves et deux personnels de l’Éducation nationale avaient alors été blessés. Vendredi, la participation a donc été divisée par environ trois, tandis que le nombre d’interpellations a augmenté. Ces deux indicateurs ne mesurent pas la même chose et ne permettent pas de conclure à une aggravation des violences. Ils montrent en revanche que la baisse de fréquentation n’a pas entraîné une baisse des interventions policières.

La concentration est très nette : avec 65 interpellations sur 70, l’agglomération toulousaine rassemble à elle seule l’immense majorité du bilan départemental. Les tentatives de blocage signalées par la préfecture ont elles aussi eu lieu « essentiellement à Toulouse ». La séquence de vendredi apparaît ainsi moins comme une multiplication de foyers dans toute la Haute-Garonne que comme un problème très concentré dans la métropole.

Le secteur de Déodat-de-Séverac et des Arènes en a fourni l’un des exemples les plus visibles. Dans la matinée, des barricades et des feux de poubelles avaient été installés sur les voies du tramway près du lycée Déodat-de-Séverac. À 9 h 10, Tisséo indiquait que les métros A et B circulaient normalement, mais que le T1 était interrompu entre Palais de Justice et Purpan. La ligne de bus 34 ne desservait notamment plus Déodat-de-Séverac et Arènes. À 12 h 14, le T1 restait limité à Purpan.

Après les violences de jeudi, 18 établissements avaient suspendu les cours vendredi avec continuité pédagogique, notamment à Toulouse, Colomiers et Muret. Les incidents du lendemain se sont pourtant aussi joués hors des bâtiments scolaires, sur la voie publique et autour du réseau de transport.

Le préfet Fabrice Rigoulet-Roze a suivi les événements depuis le commissariat central de Toulouse, tandis que son directeur de cabinet ouvrait le centre opérationnel départemental. En fin de journée, le bilan officiel faisait également état de forces de secours prises pour cible, dont des sapeurs-pompiers intervenant sur des incendies.

Les 70 interpellations ne préjugent pas des suites judiciaires. Le bilan préfectoral ne précise pas, personne par personne, les infractions qui pourraient être retenues ni combien de procédures déboucheront sur des poursuites. Il appelle par ailleurs à la prudence face aux fausses informations circulant sur les réseaux sociaux, plusieurs faits sans rapport avec la mobilisation ayant été attribués au mouvement dans la journée.

Pour les usagers, la préfecture signale globalement un réseau de tram, bus et métro « fortement impacté », sans donner dans son bilan du soir une heure de retour complet à la normale. Les perturbations effectivement en cours peuvent être vérifiées sur l’état du réseau Tisséo.

Le week-end met désormais entre parenthèses la question des cours. Le prochain seuil concret se situera à la reprise, avec les conditions de réouverture des établissements qui avaient suspendu l’accueil vendredi. À ce stade, 65 des 70 interpellations de la journée se concentrent dans l’agglomération toulousaine.

Sources consultées
  1. Préfet d'Occitanie et de la Haute-GaronneBilan de la mobilisation dans les établissements scolaires du vendredi 2 octobre 2026
  2. TisséoPerturbations du vendredi 2 octobre 2026
  3. ICI Occitanie57 interpellations et 18 établissements fermés après une nouvelle journée de mobilisation lycéenne en Haute-Garonne
  4. La Dépêche du MidiBlocage des lycées : après les violences et les dégradations, une quinzaine de lycées de Haute-Garonne fermés vendredi