Avant de partir vers l’orbite géostationnaire, MTG-I2 a été chauffé, refroidi, secoué et contrôlé dans les salles blanches de Cannes. Le satellite météo européen, lancé le 27 août sur Ariane 6, doit à terme observer rapidement l’Europe toutes les deux minutes et demie. À Cannes, le travail était terminé depuis plusieurs mois : livrer une machine capable de fonctionner à quelque 36 000 kilomètres d’altitude.
À 2 130 mètres, dans le Mercantour, le problème est presque inverse. Le refuge des Merveilles doit recevoir 3,5 millions d’euros de travaux sans gagner un seul de ses 79 couchages. À cette altitude, pousser les murs n’est pas la réponse : il faut mieux organiser les dortoirs, l’eau, l’énergie et le travail des gardiens tout en restant dans l’emprise existante.
Autour de Sophia Antipolis, les chiffres racontent une autre limite. Dans la CASA, 59 % des déplacements internes font moins de 3 km, mais 58 % se font encore en voiture. Antibes, la technopole et le Haut-Pays n’offrent évidemment pas les mêmes alternatives. Le futur plan de mobilité devra donc choisir où marche, vélo ou transports collectifs peuvent vraiment gagner du terrain, plutôt que traiter 24 communes comme une seule ville.
Sur la Côte d’Azur, les bons chiffres du tourisme demandent aussi à être lus de près. Les hôtels azuréens ont atteint 87 % d’occupation en juin comme en juillet, et septembre arrive avec des réservations en avance. Mais la dépense quotidienne annoncée par visiteur recule de 6 %. La saison s’allonge plus nettement que les dépenses ne progressent.
Et pour la rentrée la plus terre-à-terre : dès le 1er septembre, Nice accorde deux heures gratuites de stationnement sur voirie. Il faudra tout de même déclencher le code 861, à l’horodateur ou via PayByPhone. Même gratuit, le stationnement niçois garde donc un mode d’emploi.





