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Côte d’Azur : l’été s’étire, mais la dépense par visiteur recule

Les hôtels azuréens ont atteint 87 % d’occupation en juin comme en juillet. Septembre est en avance, mais la dépense quotidienne recule de 6 % et la montagne reste stable.

Illustration du tourisme sur la Côte d’Azur

Le premier bilan de l’été 2026 confirme que la Côte d’Azur ne manque pas de visiteurs. Les hôtels ont atteint 87 % d’occupation en juin comme en juillet. Leur revenu par chambre disponible a progressé de 13 % en juin et de 4 % en juillet. Dans le même temps, Côte d’Azur France Tourisme fait état d’un budget moyen dépensé sur place en baisse de 6 %, à 120 euros par personne et par jour.

La politique touristique des Alpes-Maritimes cherche précisément à moins dépendre du seul pic de juillet-août, en étirant la saison et en répartissant davantage la fréquentation entre littoral et arrière-pays. Le plan d’actions 2026 de Côte d’Azur France Tourisme fait du tourisme « quatre saisons » et de la diffusion des flux entre mer et montagne deux de ses objectifs.

Sur le calendrier, les premiers résultats vont dans ce sens. Les nuitées hôtelières ont augmenté de 3 % en juin et celles des locations entre particuliers de 8 %. Au 18 août, les réservations hôtelières pour septembre avaient un point d’avance sur celles observées un an plus tôt, tandis que les nuitées déjà réservées dans les locations étaient supérieures de 16 %. En juin, La Clé Publique examinait déjà cette volonté d’étaler une saison annoncée très demandée.

Le rééquilibrage vers la montagne apparaît moins nettement. Nice, Cannes, Antibes Juan-les-Pins et Menton restent, selon l’organisme, les moteurs de la fréquentation estivale. Dans les territoires de montagne, celle-ci est seulement décrite comme « globalement stable », malgré des pointes lors des épisodes de forte chaleur et le développement d’activités estivales à Valberg, Gréolières 1400, La Colmiane, Saint-Martin-Vésubie, Auron ou Isola 2000. L’étalement dans le temps apparaît donc plus nettement dans les chiffres que le rééquilibrage entre littoral et montagne.

Le budget quotidien moyen recule parallèlement de 6 %. Côte d’Azur France Tourisme l’attribue à des visiteurs plus attentifs aux prix, qui arbitrent davantage entre restauration, shopping, activités payantes et loisirs gratuits. La publication du 20 août ne détaille toutefois pas la méthode de calcul de cet indicateur. Les séries antérieures de l’Observatoire intègrent les dépenses liées au séjour, dont l’hébergement : les 120 euros ne peuvent donc pas être assimilés à ce que le visiteur dépenserait une fois son logement payé.

Cela ne signifie pas que les recettes touristiques totales reculent. Avec davantage de nuitées, une dépense individuelle plus faible peut être compensée par le volume. Mais le chiffre empêche de réduire la réussite d’une saison au remplissage des chambres.

À ce stade, le résultat le plus solide est ailleurs : juin pèse désormais autant que juillet dans l’occupation hôtelière et septembre arrive avec des réservations en avance. Pour la montagne azuréenne, en revanche, l’été 2026 n’affiche encore que la stabilité.

Sources consultées
  1. Côte d’Azur France TourismeSaison estivale 2026 : la Côte d’Azur confirme la résilience de son attractivité touristique
  2. Côte d’Azur France TourismePrésentation du Plan d’Actions 2026 de Côte d’Azur France Tourisme
  3. Côte d’Azur France TourismeBaromètre janvier 2025