10,6 heures : c’est la demi-vie du plomb-212. La moitié des noyaux radioactifs présents au départ se sont alors désintégrés. Pour la nouvelle usine Orano Med d’Onnaing, inaugurée le 2 octobre, cette durée commande une logistique serrée. L’entreprise prévoit que ses traitements soient fabriqués, expédiés et administrés dans les 24 heures. La proximité de deux grands aéroports, Paris-Charles-de-Gaulle et Bruxelles-Zaventem, a compté dans le choix du site.
Les 29 millions d’euros investis préparent une capacité pouvant atteindre 10 000 doses par an. Les médicaments sont encore en essais cliniques, avec des bénéfices et des risques à préciser. L’outil industriel anticipe leur éventuelle commercialisation. Il traite déjà une difficulté propre à ces thérapies : une dose produite doit parvenir à l’hôpital assez vite pour rester utilisable.
Dans le Dunkerquois, le dossier RTE avance désormais sur le foncier. La déclaration d’utilité publique du 30 septembre permet d’engager les servitudes nécessaires aux futures lignes autour de Puythouck. Le réseau doit offrir 5 200 MW de capacité supplémentaire en 2029, au-delà des besoins déjà contractualisés. L’étape de cette semaine concerne les propriétés traversées : le grand chiffre électrique doit maintenant se traduire sur les parcelles.
À Sars-Poteries, les objets du MusVerre portent une histoire moins planifiée. Les « bousillés » étaient des pièces fabriquées par les ouvriers pendant leurs pauses, pour eux-mêmes ou leurs proches. Après la fermeture des verreries en 1937, les familles les ont gardés. Retrouvés et exposés, ils ont constitué le noyau du musée.
Le bâtiment actuel fête ses dix ans ce dimanche. Mais la création s’est poursuivie au village bien avant son ouverture en 2016 : un atelier accueille des verriers depuis 1976. Pour l’anniversaire, Karen Chankalun, artiste hongkongaise en résidence, figurait au programme des rencontres. Ses néons prolongent une histoire commencée avec les fantaisies que les ouvriers emportaient chez eux.




