Ici, « faire de la place » ne veut jamais simplement dire pousser un mur.
À Wattrelos, il faut d’abord changer l’ordre des choses. Les objets réutilisables seront interceptés avant d’arriver aux bennes de la nouvelle déchèterie du boulevard Mendès-France. Le site est dimensionné pour 600 à 800 passages par jour et doit désengorger celui de Roubaix. La capacité supplémentaire compte ; le réflexe du réemploi aussi.
À Roubaix, Okaïdi obtient dix ans pour exécuter son plan de redressement. Ce délai maintient l’activité, mais n’efface ni les 244 postes supprimés ni les 57 magasins fermés en France. Le siège reste boulevard de Fourmies. Une inconnue importante aussi : la part des emplois nordistes dans les suppressions.
Au CHU de Lille, on cherche des créneaux. Deux salles supplémentaires doivent ouvrir chaque jour à Huriez, sans bilan public sur l’échéance annoncée pour fin 2025. À Salengro, une unité ambulatoire commune et le transfert d’actes légers doivent réserver davantage de vacations aux opérations complexes. Sur le papier, le puzzle s’emboîte. Dans un bloc, il faut encore les anesthésistes, les infirmiers, la salle de réveil et parfois le lit qui va avec.
Trois lieux sous pression, trois marges très concrètes : de la place dans les bennes, du temps dans un plan de redressement, des heures au bloc. Le Nord n’attend pas des mètres carrés abstraits, mais des files plus courtes, des emplois conservés et des opérations effectivement programmées.




