Revue hebdomadaire

Mille places, une cuisine et l’eau comptée

À Port-de-Bouc, les Sardinades approchent de leurs 40 ans ; à Marseille, une cantine cherche déjà un local, tandis que 29 communes limitent les usages de l’eau.

Commençons par dresser la grande table. À Port Renaissance, près de mille chaises attendent chaque soir les habitués des Sardinades de Port-de-Bouc. La fête approche de ses quarante ans, emploie des dizaines de saisonniers et réunit douze commerçants. On y vient encore pour la sardine, bien sûr, mais aussi pour les moules, la paella, le kebab et les balètis. Une tradition vivante sait élargir le menu.

Rue Barbaroux, à Marseille, le couvert est plus modeste. Les Petites Cantines ont passé deux ans à transporter casseroles et ingrédients d’un lieu à l’autre. Elles peuvent maintenant laisser le matériel dans une cuisine, retrouver le quartier chaque semaine et servir à prix libre. Il faut pourtant déjà penser à l’addition : le local ne sera disponible que jusqu’en décembre 2026, et l’association cherche la prochaine adresse.

Reste ce qu’on verse dans les verres et sur les jardins. Depuis le 31 juillet, 29 communes du bassin de l’Arc sont en alerte renforcée. Plus d’arrosage pour les pelouses, pas d’eau sur les potagers avant le soir, pas de lavage de voiture à domicile. Pour les arbres et les piscines, les restrictions varient selon la provenance de l’eau ; VigiEau permet de vérifier la règle à son adresse.

Le menu départemental a donc un drôle d’équilibre : une fête populaire servie par milliers, une cantine qui cherche encore ses murs et de l’eau distribuée avec mesure. Bon appétit, mais pas d’arrosage après le dessert.