
Le 21 août, Bilal Alnemr ouvrira Musique dans la rue dans un lieu qu’il connaît bien : le conservatoire Darius-Milhaud, où il a étudié avant de poursuivre son parcours à Paris puis à Berlin. Cette fois, le violoniste franco-syrien revient avec le Junges Ensemble Berlin. Le concert donnera le départ de neuf jours de musique dans Aix-en-Provence, avec 47 rendez-vous et 38 propositions jusqu’au 29 août.
Le conservatoire organise la manifestation pour la treizième année. La programmation 2026 montre aussi ce qui sort de ses salles de cours. Bilal Alnemr en est l’exemple le plus spectaculaire : passé par Aix avant le Conservatoire national supérieur de Paris et la Barenboim-Said Academy, il retrouvera ici un public devant lequel il s’est déjà produit à plusieurs étapes de sa carrière.
AixTempore vient, lui, tout juste de naître. Fondé en 2026 par Adam Bernadac, l’ensemble réunit cinq musiciens issus de l’atelier de contrepoint improvisé du conservatoire. Le 27 août, à l’église du Saint-Esprit, ils mêleront voix, orgue, luth et flûte à bec autour de polyphonies de la Renaissance et d’improvisations. Avant même Musique dans la rue, l’ensemble s’est produit à Aix au printemps. Ce qui se travaillait en atelier se retrouve ainsi au programme de la ville.
Le festival fait ensuite circuler ces musiques bien au-delà du conservatoire. La cour Sainte-Catherine, les jardins du Pavillon de Vendôme, la place d’Albertas et l’église du Saint-Esprit accueilleront concerts de chambre, jeune public, jazz ou musique ancienne. Des fanfares partiront aussi de la place des Prêcheurs vers l’Hôtel de Ville, dont le Brass Koulè, orchestre créole de rue basé à Marseille. Tous les concerts sont gratuits dans la limite des places disponibles. À Sainte-Catherine, l’entrée commence 45 minutes avant chaque séance et le public doit quitter la cour entre deux concerts.
Un grand orchestre venu de Berlin y croisera ainsi un ensemble né quelques mois plus tôt dans une salle de cours aixoise, avant que la musique ne gagne jardins, places et rues. Le 29 août, après une dernière déambulation, le Daisy Little Orchestra installera son jazz des années 1930 en haut du cours Mirabeau pour le bal de clôture.