
Trois campus de l’université de Rouen Normandie sont fermés depuis ce jeudi 8 octobre, et jusqu’au samedi 10 octobre inclus. Les étudiants ne peuvent plus suivre leurs cours en présentiel sur le campus Pasteur, à Rouen, sur celui de Mont-Saint-Aignan, y compris à l’INSPE, ni au Madrillet, à Saint-Étienne-du-Rouvray. Les enseignements et les événements prévus sur ces sites sont suspendus.
La décision, annoncée mercredi par la présidence, intervient après plusieurs jours de blocages étudiants. Elle prive aussi le public d’un rendez-vous attendu : le Village des sciences du Madrillet, qui devait ouvrir ses laboratoires et proposer des expériences aux familles et aux scolaires du 8 au 10 octobre, est annulé.
Des blocages à la fermeture administrative
À l’échelle nationale, les organisations lycéennes et étudiantes réclament notamment davantage de moyens pour l’enseignement, des places supplémentaires à l’université et le maintien des aides au logement. À Rouen, une assemblée générale réunie le 7 octobre a appelé à poursuivre les blocages et à occuper des bâtiments universitaires.
Sur le campus de Mont-Saint-Aignan, les étudiants avaient pourtant voté une suspension du blocage pour le lundi 5 octobre. Les obstacles avaient été retirés et les enseignements pouvaient se dérouler normalement. Le lendemain, le président de l’université, Franck Le Derf, proposait encore de faciliter les assemblées générales et d’accorder des dispenses d’assiduité, tout en maintenant les enseignements.
La présidence a finalement décidé de fermer trois campus pour des raisons de sécurité. Son arrêté du 7 octobre fait état d’accès entravés, d’issues de secours obstruées et de matériaux inflammables. Ce sont les risques invoqués par l’université pour justifier la fermeture, et non des accidents qui se seraient produits.
L’interdiction d’accès ne s’applique pas aux personnels de l’université ni aux personnes expressément autorisées, sous réserve du respect des consignes de sécurité.
Au Madrillet, les portes des laboratoires resteront fermées
L’annulation du Village des sciences change directement les projets de sortie du week-end. La manifestation gratuite devait faire découvrir la recherche à travers des ateliers, des démonstrations, des conférences et des visites. Ces installations scientifiques exceptionnellement ouvertes au public, présentées le 5 octobre, ne pourront finalement pas accueillir les visiteurs.
L’annulation ne concerne cependant pas tous les sites de la Fête de la science. Le Village d’Elbeuf est maintenu, tout comme celui d’Évreux. Les familles qui avaient prévu de se rendre au Madrillet doivent donc changer de destination plutôt que renoncer à l’ensemble de la manifestation.
Pour les étudiants, les conséquences dépendent des formations. Sur les trois campus fermés, cours, travaux dirigés, travaux pratiques, examens et contrôles continus sont suspendus en présentiel. Des cours à distance restent possibles, mais uniquement si les enseignants choisissent de les organiser. Chaque composante doit informer ses étudiants des aménagements prévus. Aucun calendrier général de rattrapage n’a été annoncé.
Les campus Santé, Elbeuf et Évreux restent ouverts. La présidence demande aux étudiants et personnels de consulter régulièrement leur messagerie universitaire et les consignes officielles concernant les fermetures, la situation pouvant évoluer.
La fermeture est prévue jusqu’au samedi 10 octobre inclus. Pour les étudiants de Pasteur, Mont-Saint-Aignan et du Madrillet, la prochaine échéance est lundi 12 octobre : ils attendent encore les modalités de reprise des cours et de rattrapage des enseignements interrompus.
Sources consultées
- Université de Rouen NormandieMessage de la Présidence de l’Université, 7 octobre 2026
- Université de Rouen NormandieDécision portant fermeture temporaire des locaux, 7 octobre 2026
- Université de Rouen NormandieMessage de la Présidence de l’URN, 6 octobre 2026
- Université de Rouen NormandieAnnulation partielle / Fête de la science – Saveurs savantes
- Le MondeÉtudiants et lycéens présentent « dix mesures d’urgence », des « revendications » appelant à des « réponses immédiates »