À Paris, la semaine a surtout parlé d’accès concret. Accès aux soins, d’abord. L’AP-HP a choisi de repousser son retour à l’équilibre à 2030 pour préserver lits, recrutements et investissements. Dans le même temps, ses équipes avancent sur des sujets très pratiques: diagnostic rapide en dermatologie, filière d’urgence SURFAST contre les fasciites nécrosantes, radiothérapie Flash, santé numérique à l’Hôtel-Dieu. Le point commun n’est pas la vitrine technologique. C’est le passage du possible au soin organisé: orienter plus vite, opérer sans délai inutile, tester proprement, mesurer les résultats.
L’autre fil est celui de la ville utilisable. Paris Habitat va au pied des immeubles pour aider des locataires à ouvrir leurs droits, dans un parc qui loge plus de 285 000 habitants. La Ville relance aussi l’entretien de ses aires de jeux et équipements sportifs extérieurs, avec une enveloppe pouvant atteindre 12 millions d’euros sur deux ans. À Paris, où les mètres carrés gratuits comptent, un sol réparé, un panier remplacé ou une aire rouverte ne sont pas des détails.
Même logique dans l’espace public. Denfert-Rochereau entre dans une phase lourde de chantier, avec à la clé 4 390 m² d’espaces piétonnisés, 800 mètres de pistes cyclables et 107 arbres. Paris Rive Gauche, de son côté, avance par les rues, les allées, les trottoirs et les plantations qui feront vraiment tenir le quartier.
Le point commun est là: Paris ne manque pas seulement de grands projets. Elle a besoin que ses systèmes fonctionnent mieux au contact des habitants.