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Médecine nucléaire, génomes, CRISPR : les coulisses de la recherche s’ouvrent en Île-de-France

Orsay et Évry figurent parmi les ouvertures les plus rares de la Fête de la science francilienne : médecine nucléaire et séquençage, avec d’autres expériences à Paris et Ivry.

Illustration - Laboratoire de recherche ouvert au public

À Orsay, une visite de trente minutes suivra le chemin qui mène d’une molécule radiomarquée à une image médicale. À Évry-Courcouronnes, le Genoscope ouvrira le site où sont produites et analysées des données génomiques pour la recherche française. Parmi les centaines d’ateliers de la Fête de la science en Île-de-France, ces deux rendez-vous permettent surtout d’entrer dans des espaces normalement réservés au travail scientifique.

À Orsay, le Service hospitalier Frédéric Joliot (SHFJ) réunit soins et recherche. Il est le service de médecine nucléaire du Groupe hospitalier Nord-Essonne et développe de nouveaux radiopharmaceutiques et outils d’imagerie pour la recherche, notamment en cancérologie et en neurologie. Le CEA indique qu’il réalise plus de 3 500 examens par an et que ses équipes travaillent sur cette discipline à Orsay depuis 1958. Le 10 octobre, les visiteurs verront les étapes du radiomarquage et de la préparation des radiopharmaceutiques jusqu’à l’IRM et la TEP, puis rencontreront chercheurs et cliniciens. Les créneaux, entre 14 h et 16 h 30, sont gratuits, réservés aux 14 ans et plus et soumis à inscription obligatoire : réserver une visite du SHFJ.

Le lendemain, autre porte peu ordinaire à Évry. Le Genoscope a été créé en 1997 pour participer au Projet Génome humain. Devenu Centre national de séquençage, il fournit aujourd’hui des capacités de séquençage massif d’ADN et d’analyse génomique à des projets français et internationaux, tout en étudiant notamment la biodiversité. Le 11 octobre, de 9 h 30 à 17 h, son site du CEA sera accessible gratuitement à partir de 6 ans, avec pièce d’identité. Le programme annonce des rencontres avec ingénieurs et chercheurs, des ateliers et des conférences sur les océans, les virus et la biologie. Il ne promet pas une visite technique de chaque séquenceur, mais il fait entrer le public dans une infrastructure construite précisément pour produire et traiter des génomes.

À Paris, plus de 380 scientifiques de Sorbonne Université sont annoncés les 10 et 11 octobre. Au Centre de recherche des Cordeliers, par exemple, le public pourra préparer des réactifs, stimuler des cellules puis observer le résultat d’une expérience sur l’absorption des graisses par le foie ; un autre atelier explique comment CRISPR/Cas9 permet de modifier des gènes mutés dans certains cancers. L’Institut d’astrophysique de Paris ouvre également ses portes le dimanche. Le week-end est annoncé gratuit et accessible sans condition ; Sorbonne Université conseille néanmoins de prendre un billet gratuit pour le Village des sciences.

Dans les Yvelines, Sorbonne Université mentionne un parcours à Saint-Cyr-l’École. Le programme détaillé publié par Polytech Sorbonne pour le campus concerne toutefois les scolaires du 6 au 9 octobre, autour du photovoltaïque, de la pollution des sols et de la phytoremédiation. Il ne permet pas, à lui seul, d’annoncer une visite grand public de laboratoire comparable à celles d’Orsay ou d’Évry.

À Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, le mouvement s’inverse. Ce n’est plus le public qui entre dans une grande infrastructure scientifique : la recherche vient dans les lieux ordinaires de la ville. L’Inserm installe une exposition sur l’alimentation dans la maison de quartier Gagarine ; Christophe Lavelle, chercheur au CNRS et au Muséum national d’Histoire naturelle, décortiquera la fermentation le 6 octobre ; Martine Glorian, de Sorbonne Université, et Sanam Shah, de l’Inserm, discuteront des aliments ultratransformés le 9. Médiathèques, maison de quartier, résidence pour personnes âgées et cinéma municipal deviennent pour quelques jours des lieux de culture scientifique.

À Orsay et Évry, le public entre dans les infrastructures de recherche. À Ivry, ce sont les chercheurs qui viennent dans les lieux ordinaires de la ville. Le 6 octobre, après la démonstration sur la fermentation, la rencontre se terminera avec du pain et un verre de kéfir.

Sources consultées
  1. CEA Paris-SaclayDans les coulisses de la recherche en imagerie médicale et médecine nucléaire
  2. Institut des sciences du vivant Frédéric-Joliot, CEALe SHFJ, haut lieu de la médecine nucléaire
  3. Institut de biologie François-Jacob, CEAGenoscope - Centre National de Séquençage
  4. Sorbonne UniversitéProgramme Fête de la Science 2026
  5. Polytech SorbonnePolytech Sorbonne se mobilise pour la Fête de la Science 2026
  6. Initiative Alimentation, Sorbonne Université« Saveurs savantes » : l’Initiative Alimentation fait sa Fête de la Science !