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4 Jours de Dunkerque: dans le Nord, la route change de rôle

Du 19 au 24 mai 2026, les 4 Jours de Dunkerque transforment routes, rues et places du Nord en parcours cycliste.

Cyclistes sur une route du Nord

À Hélesmes, le vendredi 22 mai, il ne suffira pas de regarder passer les coureurs une fois. La commune annonce huit passages de la 3e étape des 4 Jours de Dunkerque, entre La Sentinelle et Wallers-Arenberg. Rue du Bois, rue Justin-Guiot, rue Roger-Salengro, rue Jean-Jaurès, rue Jean-Baptiste-Lebas, rue d’Haveluy: la circulation sera totalement interdite de 12h30 à 17h. Le stationnement, lui, sera interdit dès 7h.

C’est là que la course devient très concrète. L’école reste ouverte, mais la voiture ne suit plus le rythme ordinaire d’un vendredi. Les communes voisines sont concernées aussi: Wallers, Haveluy, Denain Bellevue, Escaudain, Hornaing. Pendant quelques heures, Hélesmes ne se traverse plus. On y attend le peloton.

La semaine cycliste s’ouvre le mardi 19 mai avec la Classique Dunkerque–Mont-Saint-Éloi, avant les cinq étapes des 4 Jours de Dunkerque, du mercredi 20 au dimanche 24 mai. Malgré son nom, l’épreuve dessine presque une semaine de vélo dans les Hauts-de-France. Pour le Nord, les moments les plus parlants arrivent surtout à partir du vendredi: Wallers-Arenberg, Bergues, Cassel, Hazebrouck, puis Dunkerque.

À Wallers-Arenberg, la course retrouve les pavés, mais autrement que lors de Paris-Roubaix. Le vendredi, l’étape La Sentinelle–Wallers-Arenberg annonce plus de 23 kilomètres de secteurs pavés. Les pavés ne servent pas seulement d’image forte. Ce sont des rues à fermer, des carrefours à tenir, des habitants à prévenir, des signaleurs à placer et une petite géographie locale qui change d’usage pour l’après-midi.

Le samedi, l’étape Bergues–Cassel donne une autre couleur à l’épreuve. Cœur de Flandre Agglo annonce 165 kilomètres, avec les monts, les pavés et une arrivée sur la Grand-Place de Cassel. Là, le vélo n’est pas seulement une affaire de chrono: il attire des familles, des curieux, des amateurs qui connaissent la pente, des enfants qui veulent voir la caravane avant même de reconnaître un maillot.

Le dimanche, Hazebrouck sert de ville de passage sur la dernière étape, entre Saint-Omer et Dunkerque. La ville annonce un départ des coureurs amateurs dès 8h30, le passage de la caravane vers 11h10, puis celui des professionnels vers 12h40. Elle cherche aussi des signaleurs bénévoles, mobilisés de 10h à 13h pour sécuriser les carrefours. C’est une bonne façon de comprendre ce que le cyclisme de route demande à une commune: un peu de fête, beaucoup d’organisation, et des habitants qui acceptent que l’espace public change de fonction.

Pour les spectateurs, le conseil est simple: regarder le parcours précis avant de partir, vérifier les pages municipales et éviter le trajet improvisé en voiture. Les 4 Jours de Dunkerque ne se consomment pas comme un match dans une enceinte fermée. La course passe devant les maisons, coupe des rues, remplit des places, fait arriver une caravane, puis repart.

C’est une partie de sa place dans le Nord. Elle ne raconte pas seulement les coureurs. Elle montre aussi un département où le vélo reste une affaire de routes, de bénévoles, de cafés de bord de parcours, de rues temporairement rendues au public. Cette semaine-là, le cyclisme ne se regarde pas seulement à l’arrivée. Il passe devant chez les gens.