
À Paris, les syndicats voulaient marcher de Bastille à Concorde, au plus près des lieux de pouvoir. La préfecture leur a imposé un parcours de République à Nation. À Toulouse, l’intersyndicale maintient son intention de défiler dans le centre malgré une interdiction préfectorale confirmée par la justice. Ce jeudi 5 novembre, la mobilisation nationale pour les salaires et les services publics se joue aussi sur une question : où peut-on manifester pour être entendu ?
Après trois samedis de contestation contre la vie chère, cinq organisations syndicales, la CFDT, la CGT, Force ouvrière, l’UNSA et la FSU, appellent les salariés du public et du privé à faire grève. Leur objectif est d’obtenir des avancées dans les négociations salariales et d’influer sur les arbitrages des budgets de l’État et de la Sécurité sociale pour 2027.
Le mouvement réunit des revendications diverses, mais une même question les traverse : qui supportera l’effort économique et budgétaire des prochaines années ?
À Lyon, une revendication de 200 euros et quatre métros à l’arrêt
L’exemple lyonnais donne une traduction immédiate à cette journée nationale.
Chez RATP Dev Lyon, qui exploite une partie du réseau TCL, la CGT réclame une augmentation générale des salaires de 200 euros par mois. Le syndicat considère les réponses de la direction insuffisantes et appelle les salariés à rejoindre la mobilisation.
Les conséquences annoncées sont considérables : les lignes de métro A, B, C et D ainsi que les deux funiculaires sont à l’arrêt jeudi, selon les informations officielles actualisées du réseau TCL. Plusieurs tramways et lignes de bus fonctionnent également avec des fréquences réduites.
Derrière cette paralysie, il existe une négociation précise entre des salariés et leur employeur. Le gouvernement ne peut pas décréter une augmentation générale de 200 euros chez RATP Dev Lyon. Il peut agir sur le SMIC, la rémunération indiciaire des fonctionnaires ou la fiscalité, mais les augmentations dans les entreprises privées relèvent des discussions salariales avec les employeurs.
Cette distinction explique à la fois la force et la difficulté de la convergence syndicale. Les manifestants peuvent partager des préoccupations communes sur le pouvoir d’achat, mais leurs revendications appellent plusieurs décisions, prises par des acteurs différents.
Une mobilisation après trois samedis de contestation
Le 17 octobre, 550 000 personnes avaient manifesté selon le ministère de l’Intérieur, contre 800 000 revendiquées par les organisateurs.
Une semaine plus tard, la participation avait reculé à 410 000 selon le ministère, tandis que les violences avaient fortement diminué. Le 31 octobre, une troisième journée avait prolongé la contestation.
La nouveauté de ce jeudi tient à la volonté des syndicats de transformer ce mouvement social en arrêts de travail dans les entreprises et les administrations. Les mobilisations lycéennes et étudiantes, les rassemblements citoyens et les anciens Gilets jaunes continuent d’alimenter la contestation, mais l’appel interprofessionnel donne une autre dimension aux revendications.
Les syndicats demandent notamment l’ouverture de négociations salariales, une augmentation du SMIC, une revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, des pensions et des prestations sociales, ainsi que des moyens supplémentaires pour les services publics.
Ils contestent également les économies envisagées dans les budgets 2027 et réclament une autre répartition de l’effort fiscal. Le gouvernement doit composer avec les contraintes des finances publiques, tandis que les employeurs sont directement concernés par les demandes d’augmentation dans le secteur privé.
Le nombre de manifestants constituera un premier indicateur. Mais les taux de grévistes, les négociations effectivement ouvertes et leurs résultats permettront davantage de mesurer la portée de cette journée.
Manifester au centre-ville : le nouveau bras de fer
À Paris, l’intersyndicale avait déclaré dès le 21 octobre un parcours entre Bastille et Concorde. La préfecture de police l’a interdit, invoquant des risques pour l’ordre public, et autorisé à la place un itinéraire de République à Nation par le boulevard Voltaire.
Le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours des syndicats mercredi 4 novembre au soir, estimant que la décision préfectorale ne constituait pas une atteinte manifestement illégale à la liberté de manifester.
À Toulouse, les organisations syndicales contestent également le parcours imposé par le préfet. Elles veulent partir de Saint-Cyprien et rejoindre les boulevards du centre-ville. La préfecture a retenu une boucle autour des Arènes, à l’écart des principaux axes centraux.
Le tribunal administratif de Toulouse a rejeté leur recours le 4 novembre au soir. Il a jugé l’itinéraire alternatif nécessaire et proportionné au regard des risques de troubles à l’ordre public. Les Arènes constituent donc le seul point de départ autorisé, même si les syndicats ont annoncé maintenir leur rendez-vous à Saint-Cyprien.
Ces désaccords révèlent deux exigences difficiles à concilier. Les autorités veulent limiter les risques de débordements, faciliter les interventions policières et protéger les commerces. Les syndicats considèrent que la visibilité des cortèges dans les centres-villes fait partie de l’exercice effectif du droit de manifester.
La loi permet à l’autorité administrative de restreindre un itinéraire pour prévenir des troubles à l’ordre public, à condition que les mesures soient nécessaires et proportionnées. Mais la légalité d’une restriction ne fait pas disparaître le débat sur sa portée démocratique : une manifestation demeure-t-elle aussi visible et audible lorsqu’elle est éloignée des lieux de décision ?
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes pour cette journée, avec un peu plus de 220 actions sur la voie publique anticipées par les autorités. Après les violences du 17 octobre, les choix de maintien de l’ordre ont déjà fait l’objet d’un examen critique.
Des conséquences très différentes selon les villes
La SNCF prévoit un trafic légèrement perturbé sur les TGV, avec davantage de difficultés possibles sur les TER, les Intercités et certaines lignes franciliennes. À Paris, la RATP annonce la fermeture de 25 stations de métro dès 11 heures pour des raisons de sécurité.
À Lille, les conséquences dépassent les transports : la Ville annonce 77 établissements scolaires municipaux touchés sur 80, dont huit écoles entièrement fermées. Plusieurs crèches et accueils périscolaires sont également affectés.
Ces situations montrent la diversité des effets d’une grève nationale. À Lyon, la revendication salariale est directement portée dans une entreprise de transport. À Lille, les familles doivent réorganiser leur journée. À Paris et Toulouse, le débat porte aussi sur l’espace accordé aux manifestations.
La journée du 5 novembre permettra de mesurer la mobilisation. Les négociations qui suivront diront ce qu’elle aura changé.
Manifestations du 5 novembre : le détail dans les départements couverts
Rendez-vous annoncés pour le jeudi 5 novembre 2026, selon les informations disponibles avant les cortèges. Les horaires correspondent aux annonces des organisations ou des opérateurs, et non à des bilans de participation. Les parcours peuvent encore évoluer. Un préavis de grève ne préjuge pas de la participation effective des salariés.
- Paris
- Manifestation principale : 14 h, place de la République. Le parcours autorisé par la préfecture rejoint la place de la Nation par le boulevard Voltaire. Le tribunal administratif a rejeté mercredi 4 novembre au soir le recours des organisations syndicales qui souhaitaient défiler de Bastille à Concorde. Un rassemblement distinct de Force ouvrière dans l'enseignement est prévu à midi place Jacques-Bainville, près du ministère de l'Éducation nationale. La RATP annonce la fermeture de 25 stations de métro dès 11 h, notamment : Concorde, Assemblée nationale, Invalides et Solférino ; Champs-Élysées–Clemenceau, Charles-de-Gaulle–Étoile et Franklin-D.-Roosevelt ; Oberkampf, Charonne, Voltaire et Rue des Boulets ; Madeleine, Tuileries, Odéon et Saint-Germain-des-Prés. Des interruptions sont également prévues sur certains tronçons. Les trains traverseront les stations fermées sans s'y arrêter, jusqu'à autorisation de réouverture par la préfecture.
- Haute-Garonne
- Toulouse : 14 h, place Saint-Cyprien, rendez-vous maintenu par les organisations syndicales malgré l'interdiction préfectorale. Le préfet a interdit le parcours demandé vers les boulevards et les allées Jean-Jaurès, après les violences survenues lors des précédentes mobilisations. Le tribunal administratif de Toulouse a rejeté le recours des syndicats le 4 novembre au soir. Le seul départ autorisé est fixé aux Arènes, place Émile-Male. L'itinéraire forme une boucle empruntant notamment le boulevard Déodat-de-Séverac, l'avenue de Muret, la partie sud des allées Charles-de-Fitte, la place Saint-Cyprien, l'avenue Étienne-Billières, l'avenue de Lombez et le boulevard Koenigs, avant de revenir aux Arènes. L'intersyndicale a néanmoins annoncé maintenir son rendez-vous de 14 h à Saint-Cyprien. Ce point de rassemblement ne correspond donc pas au départ autorisé par la préfecture. Sur le réseau Tisséo, des coupures du tramway T1 et des déviations de bus sont annoncées, avec des perturbations supplémentaires possibles à partir de 13 h.
- Rhône et Métropole de Lyon
- Trois manifestations sont annoncées : Lyon : 10 h 30, Manufacture des Tabacs. Villefranche-sur-Saône : 16 h 30, place de la Libération. Tarare : 17 h 30, place de la Madeleine. À Lyon, des agents des TCL doivent se rassembler dès 9 h 30 à La Soie, avant de rejoindre la manifestation générale. Les perturbations sur les transports sont importantes : Métros A, B, C et D : aucune circulation le 5 novembre, selon les informations TCL actualisées. Funiculaires F1 et F2 : aucune circulation. Tramways T1, T3, T4 et TB12 : circulations adaptées, avec fréquences réduites ou parcours limités. Plusieurs lignes de bus : suppressions ou réductions de fréquence. Les premières prévisions publiées le 4 novembre annonçaient une circulation partielle du métro A. Cette information a été remplacée : TCL confirme désormais que la ligne A ne circule pas le 5 novembre, comme les trois autres lignes de métro.
- Nord
- Les principaux rassemblements annoncés sont : Maubeuge : 9 h 30, place de la Mairie. Dunkerque : 10 h, place Jean-Bart. Douai : 10 h, place d'Armes. Valenciennes : 10 h 30, place d'Armes, selon la CFDT. Cambrai : 10 h 30, Grand-Place. Lille : 14 h 30, porte de Paris. À Lille, la grève est particulièrement visible dans les écoles et les services destinés aux familles. Selon les prévisions municipales, 77 établissements scolaires municipaux sur 80 sont touchés. Huit écoles doivent fermer entièrement ; 44 n'assureront pas l'accueil périscolaire du matin, 48 celui du midi et 37 celui du soir. Trois crèches sont également annoncées fermées et sept partiellement ouvertes. La Ville indique avoir prévenu les familles et prévu un service minimum d'accueil à l'école Ariane-Capon.
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- Alpes-Maritimes
- Deux manifestations ont été déclarées auprès de la préfecture. Nice : 10 h, gare SNCF Nice-Ville. Le cortège doit emprunter l'avenue Thiers, l'avenue Gambetta, la Promenade des Anglais et l'avenue Max-Gallo avant de rejoindre la place Masséna. Cannes : 10 h, gare SNCF. L'itinéraire annoncé passe par la rue des Serbes, la rue d'Antibes, la rue du Maréchal-Joffre et la promenade de la Pantiero jusqu'à la place Cornut-Gentille. À Nice, le parcours évite l'avenue Jean-Médecin. Son accès depuis la place Masséna doit cependant être interdit pendant la dispersion. Un préavis de grève couvre également des agents municipaux et métropolitains, sans permettre de conclure à des fermetures précises de services.
- Bouches-du-Rhône
- Cinq rassemblements sont annoncés : Marseille : 10 h 30, aux Réformés, en haut de la Canebière. Aix-en-Provence : 10 h 30, à la Rotonde. Arles : 10 h, au kiosque à musique. Salon-de-Provence : 10 h, devant la mairie. Martigues : 10 h, place Jean-Jaurès. À Marseille, le parcours communiqué par la FSU passe par le cours Lieutaud, la préfecture, la rue de Rome et la place Castellane. Une ancienne annonce de Force ouvrière mentionnait 14 h aux Réformés ; le rendez-vous retenu par la communication locale plus récente de la FSU est fixé à 10 h 30. Une assemblée générale des personnels est également annoncée à 14 h, boulevard Longchamp.
- Calvados
- Quatre manifestations sont prévues : Caen : 10 h 30, place Saint-Pierre. Lisieux : 10 h 30, place François-Mitterrand. Bayeux : 17 h, place de la Mairie. Vire : 17 h, porte Horloge. À Caen, les organisations de retraités annoncent également un rassemblement à 10 h place Bouchard, avant de rejoindre la mobilisation.
- Essonne
- La mobilisation départementale comprend notamment des transports organisés vers Paris. Évry-Courcouronnes : 10 h 30, départ d'un car CFDT devant la gare, au 52 boulevard des Coquibus. Chilly-Mazarin : 10 h 50, passage annoncé à la gare RER. Les participants doivent rejoindre la place de la République à Paris, avec un retour organisé depuis Nation à 18 h. Il s'agit de points de départ de transport militant, et non de cortèges locaux distincts.
- Eure
- Trois rassemblements sont annoncés par les organisations syndicales : Évreux : 10 h, au Pré du Bel-Ébat. Pont-Audemer : 10 h, place Charles-de-Gaulle. Gisors : 10 h, place de la Mairie.
- Gironde
- Deux manifestations sont annoncées : Bordeaux : rassemblement à 12 h 30, place de la République, avec un départ du cortège prévu à 13 h. Le parcours communiqué passe par Gambetta, Tourny, Bourgogne et la place de la Victoire. Libourne : 17 h 30, esplanade François-Mitterrand. À Bordeaux, les transports métropolitains annoncent des perturbations et des adaptations de circulation sur certaines lignes de tramway et de bus pendant le passage des manifestants. Une assemblée générale des personnels de l'éducation est également prévue à 15 h 30, au 17 quai de la Monnaie.
- Hauts-de-Seine
- Deux préavis de grève concernent les agents territoriaux. À Nanterre, la CGT des personnels municipaux a déposé un préavis couvrant les journées du 5 au 8 novembre inclus. Au Conseil départemental des Hauts-de-Seine, la CGT a déposé un préavis couvrant la période du 5 au 30 novembre. Les revendications portent sur les rémunérations, les carrières, les effectifs, les difficultés de recrutement et les conditions de travail. Ces préavis permettent aux agents concernés de participer au mouvement, mais ne renseignent pas encore sur les fermetures effectives de services.
- Seine-et-Marne
- Plusieurs initiatives locales précéderont la manifestation parisienne : Meaux : 9 h 30, place de la Mairie, manifestation annoncée. Nemours : 9 h 30, devant le lycée Bézout. Melun : de 10 h à 11 h, rassemblement intersyndical devant la préfecture. Torcy : 10 h, salle Jules-Raimu, assemblée générale intersyndicale. Des transports collectifs vers Paris sont également organisés : Coulommiers : départ à 11 h 45, cours Gambetta. Meaux : départ à midi, place de l'Europe. Nemours : départ à midi, avec passage à Fontainebleau à 12 h 15. Melun : départ à 11 h 30, parking Conforama de la ZAC du Champ de Foire. Mitry-Mory : plusieurs points de ramassage entre midi et 12 h 30. La CGT de Safran Villaroche appelle également à la mobilisation, avec une revendication d'augmentation générale de 100 euros nets par mois avant les négociations annuelles de 2027.
- Seine-Maritime
- Cinq rassemblements sont annoncés : Rouen : 10 h, cours Clemenceau. Le Havre : 10 h, au cercle Franklin. Dieppe : 10 h 30, devant la gare SNCF. Eu : 10 h 15, place Guillaume-le-Conquérant. Fécamp : 14 h, rue Henri-Dunant. Au Havre, une assemblée générale des personnels de l'éducation est également prévue à 14 h à la faculté des sciences, amphithéâtre Maneville.
- Seine-Saint-Denis
- Plusieurs piquets de grève, assemblées et départs collectifs sont programmés avant le cortège parisien : Bagnolet : 7 h 30, piquet de grève devant le lycée Hénaff. Montreuil : 8 h, piquets devant trois lycées. Drancy : 10 h, assemblée à la Bourse du travail. Stains : 10 h, assemblée à la Maison des associations. Aulnay-sous-Bois : 10 h 30, assemblée à la Bourse du travail, suivie d'un départ commun. Pantin : 11 h, départ collectif à l'angle des rues Delizy et Victor-Hugo. Saint-Denis : 11 h, assemblée à la Bourse du travail. Aubervilliers : 12 h 30, départ collectif place de la Mairie. Ces rendez-vous ne constituent pas tous des manifestations déclarées. Certains sont des réunions de grévistes destinées à organiser leur participation et les suites du mouvement.
- Val-d'Oise
- La CFDT Île-de-France organise un transport collectif en car pour ses adhérents souhaitant rejoindre la manifestation parisienne. La fiche d'inscription mentionne une plage horaire de 11 h à 18 h, mais le lieu précis de ramassage n'est pas publiquement indiqué. Les personnes inscrites doivent se référer aux informations transmises par l'organisateur. Aucun autre rassemblement départemental n'a été suffisamment confirmé pour être détaillé ici.
- Val-de-Marne
- Une mobilisation particulière concerne la future ligne 15 du Grand Paris Express, qui n'a pas encore ouvert aux voyageurs. À Villejuif, la CGT d'ORA L15, entreprise chargée de l'exploitation de la future ligne, appelle ses salariés à se rassembler à midi devant la gare Villejuif–Gustave-Roussy, puis à rejoindre le cortège parisien. Le syndicat demande notamment de meilleures rémunérations et le remboursement intégral du forfait Navigo. Ce conflit illustre une autre réalité de la mobilisation : les revendications salariales concernent aussi des services publics dont l'exploitation n'a pas encore commencé.
- Yvelines
- Versailles : 10 h, départ annoncé à la gare de Versailles-Chantiers vers l'Hôtel du département et la préfecture. La CGT du Conseil départemental appelle ses agents à participer à cette manifestation avant de rejoindre, pour certains, le rassemblement parisien. La CFDT organise des cars vers Paris avec les points de départ suivants : Mantes-la-Ville : rendez-vous à 10 h 15, rue de Vaucouleurs, départ à 10 h 30. Les Mureaux : rendez-vous à 10 h 30, rue Salvador-Allende. Trappes : rendez-vous à 11 h, avenue des Bouleaux. Le retour est prévu depuis Paris-Nation à 18 h.
Sources consultées
- UNSAAppel à la mobilisation pour les salaires, les services publics, l'emploi et l'industrie
- Ministère de l'IntérieurJournée de mobilisation du 05 novembre : maintenir une réponse ferme face aux débordements
- La Dépêche du MidiManifestation du 5 novembre à Toulouse : pourquoi le tribunal a confirmé l'interdiction du parcours en centre-ville
- TCLÉtat du trafic de la ligne A
- Ville de LilleGrève du 5 novembre à Lille
- RATPInformation trafic