À Lyon, l’accès ne se décrète pas. Il tient parfois à un chauffeur, à une batterie, à un arrêt bien placé, à une parcelle moins traitée, à un rendez-vous médical enfin mieux ordonné.
C’est ce qui donnait sa cohérence à la semaine. L’inclusion scolaire, par exemple, descend très vite du principe vers l’horaire: pour près de 1 700 jeunes concernés dans la Métropole, le transport adapté fait partie de la journée d’école. Le réemploi numérique suit la même logique. Acheter des ordinateurs de seconde vie n’a d’intérêt que si la chaîne tient: effacement des données, volumes, garanties, réparation, remplacement.
Les déplacements aussi cherchaient moins l’effet d’annonce que la tenue à l’usage. Les nouvelles lignes de covoiturage organisé partent d’une idée modeste mais exigeante: faire de la voiture déjà présente un morceau de réseau. Dans le même temps, les fermetures de Fourvière rappelaient l’autre face de la mobilité lyonnaise: 120 000 véhicules par jour dans un tunnel ne passent pas sans surveillance, maintenance de nuit, caméras, procédures et équipes prêtes quand un incident survient.
La santé a donné le versant le plus sensible de ce mouvement. Aux HCL, l’enjeu n’était pas de promettre une médecine spectaculaire, mais de réduire l’errance: mieux organiser le parcours de l’endométriose, recruter des volontaires âgés pour comprendre les infections respiratoires, demander aux habitants, avec OSE 2050, ce qu’ils acceptent ou redoutent dans le numérique en santé.
Même l’eau potable ramenait la métropole à ses conditions de base: avant le traitement, avant le robinet, il y a des champs autour des captages, des pratiques agricoles à faire évoluer, des efforts à rémunérer. La semaine n’a pas vendu de grand basculement. Elle a plutôt montré un territoire en train de rendre ses promesses plus praticables. C’est moins brillant. C’est plus sérieux.