Article

JO 2030 : Tony-Garnier, LDLC Arena, Eurexpo, chacun sa glace

Le CIO a arrêté la répartition des sports de glace entre les trois sites lyonnais, ouvrant la préparation opérationnelle des enceintes pour 2030.

Illustration - sites de glace lyonnais

Les trois grandes enceintes lyonnaises retenues pour les Jeux d’hiver de 2030 ont désormais chacune leur fonction. Après trois jours de visite, la commission de coordination du CIO a arrêté mercredi 16 septembre la répartition des disciplines : le hockey se partagera entre la Halle Tony-Garnier et la LDLC Arena de Décines-Charpieu ; Eurexpo, à Chassieu, accueillera le curling, le patinage artistique et le short-track. Le centre principal des médias y sera également installé.

La carte des sites était connue depuis fin juin. Ce qui manquait encore, c’était l’affectation précise des disciplines, alors annoncée comme soumise aux derniers échanges techniques avec les fédérations internationales. Cette étape franchie, le comité d’organisation peut établir le calendrier des compétitions et avancer sur la préparation opérationnelle des sites.

Cette répartition épouse trois bâtiments très différents. À Gerland, la Halle Tony-Garnier offre près de 17 000 m² d’un seul tenant, sans poteau intérieur. À Décines, la LDLC Arena est une salle récente conçue pour changer rapidement de configuration et en compte seize homologuées. Eurexpo joue encore dans une autre catégorie, avec environ 140 000 m² d’espaces modulables capables d’accueillir plusieurs usages simultanément. Autrement dit, Lyon ne dispose pas de trois patinoires olympiques existantes. Elle dispose de trois grands contenants suffisamment souples pour qu’on puisse y installer les Jeux.

Le choix évite surtout de construire une grande patinoire permanente pour 2030. Lors d’une audition à l’Assemblée nationale en juillet, Vincent Roberti, alors directeur général du comité d’organisation, avait estimé à environ 100 millions d’euros l’économie permise par le transfert du pôle glace de Nice vers Lyon. Le choix des enceintes existantes et cette économie annoncée ont déjà été examinés par La Clé Publique.

Tony-Garnier et la LDLC Arena se partageront près de 80 rencontres de hockey, les phases finales étant prévues à Décines. Eurexpo concentrera plusieurs disciplines sur glace ainsi que les médias. Pour les Jeux paralympiques, le para-hockey et le curling fauteuil à Eurexpo avaient, eux, déjà été approuvés par le Comité paralympique international en juillet.

Le coût détaillé des adaptations de chaque enceinte n’est pas public à ce stade. La suite porte donc sur ces transformations : faire tenir de la glace, des tribunes, des espaces techniques, des médias et les circulations olympiques dans des lieux qui continueront jusque-là à accueillir concerts, basket ou salons.

À moins de trois ans et demi des Jeux, la carte lyonnaise n’est donc plus seulement trois points sur un plan. Tony-Garnier et Décines savent qu’ils prépareront le hockey ; à Chassieu, les espaces modulables d’Eurexpo doivent devenir le cœur le plus polyvalent du pôle glace.

Sources consultées
  1. Métropole de LyonJeux d'hiver Alpes 2030 dans la métropole de Lyon : la carte des sites dévoilée
  2. International Paralympic CommitteeIPC approves Alpes 2030 venue masterplan
  3. AFP / Le ParisienJO Alpes 2030 : le CIO salue « les progrès accomplis »
  4. Le MondeJO d’hiver 2030 : une rentrée sur plusieurs fronts pour les organisateurs des Jeux dans les Alpes françaises
  5. Halle Tony-GarnierTony Garnier, retour aux sources - 5
  6. LDLC ArenaPrésentation de la salle