
Le bilan francilien du virus West Nile atteint 20 cas humains autochtones au 21 septembre, contre 17 une semaine plus tôt. Onze personnes ont développé une forme neuro-invasive et deux patients, âgés de 73 et 88 ans, sont décédés. Santé publique France ne précise pas à quelle date ces décès sont survenus.
Depuis le point du 16 septembre, la progression se concentre dans deux départements : le Val-de-Marne passe de quatre à six cas et l’Essonne de quatre à cinq. Le bilan reste inchangé ailleurs, avec trois cas en Seine-Saint-Denis, trois dans le Val-d’Oise, deux en Seine-et-Marne et un dans les Yvelines.
Ces trois cas supplémentaires ne correspondent pourtant pas à trois contaminations survenues durant la dernière semaine. Parmi les cas symptomatiques recensés, les débuts des signes s’étendent toujours de la mi-juillet au début septembre. Deux cas sont par ailleurs asymptomatiques. Le compteur augmente au fil des diagnostics, des signalements et des investigations, avec un décalage possible entre l’infection et son apparition dans le bulletin hebdomadaire.
Onze cas neuro-invasifs sur vingt cas détectés ne signifient pas davantage qu’une infection sur deux évolue ainsi. Environ 80 % des infections par le virus West Nile ne provoquent aucun symptôme et les formes neurologiques concernent moins de 1 % des personnes infectées. Les patients identifiés par le système de soins représentent donc surtout la partie la plus visible de la circulation virale.
La surveillance francilienne ne repose pas sur les seuls cas humains. Elle croise les détections chez les patients, les moustiques, les oiseaux et les chevaux. Le virus avait été repéré dès mai dans des excrétats de moustiques collectés dans le Val-de-Marne. Depuis juin, sept oiseaux et huit chevaux ont également été testés positifs dans plusieurs départements franciliens.
Ces détections montrent que la circulation du virus ne se limite pas aux vingt cas humains. Elles permettent aussi de mieux la localiser alors que l’exposition exacte reste parfois difficile à établir : trois autres patients résidant dans les Hauts-de-Seine, les Yvelines et le Val-de-Marne ne sont pas comptés parmi les cas autochtones franciliens, faute de pouvoir déterminer avec certitude leur région d’exposition.
Au total, le bulletin du 23 septembre ajoute trois cas humains, deux formes neuro-invasives et un second décès documenté par rapport à celui du 16 septembre. Mais les dates disponibles ne font toujours apparaître aucun début de symptômes postérieur au début septembre. Le prochain indice d’une circulation plus récente serait l’apparition de débuts de symptômes ultérieurs, notamment dans le Val-de-Marne et l’Essonne où le compteur a progressé cette semaine.