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West Nile : 17 cas en Île-de-France, les symptômes les plus récents ont débuté en août

Le bilan passe de 12 à 17 cas autochtones et s’étend aux Yvelines. Pour les cas symptomatiques recensés, les débuts de signes les plus récents remontent au 29 août.

Illustration du virus West Nile

L’Île-de-France compte désormais 17 cas humains autochtones de West Nile en 2026, contre 12 au précédent bilan. Six départements figurent maintenant dans le tableau de Santé publique France : quatre cas dans l’Essonne, quatre dans le Val-de-Marne, trois en Seine-Saint-Denis, trois dans le Val-d’Oise, deux en Seine-et-Marne et un dans les Yvelines, qui apparaissent pour la première fois cette saison.

Ce passage de 12 à 17 cas en quelques jours ne correspond pourtant pas à cinq contaminations survenues depuis notre précédent point du 12 septembre. Le bulletin publié le 16 septembre donne, pour les cas symptomatiques, des débuts de signes allant jusqu’au 29 août en Seine-et-Marne. Dans les trois départements où le total augmente depuis le précédent bilan, la dernière date de début des signes est le 4 août dans le Val-d’Oise, le 21 août dans le Val-de-Marne et le 20 août dans les Yvelines. Le compteur progresse donc aussi parce que des cas correspondant à des infections antérieures sont identifiés puis intégrés au bilan.

Cette temporalité explique une particularité de la surveillance du West Nile. En Île-de-France, elle ne commence ni ne s’arrête aux patients. En mai, le virus avait déjà été détecté dans des excrétas de moustiques collectés dans le Val-de-Marne. En juin, six oiseaux positifs avaient été trouvés à Paris, en Seine-et-Marne, dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. Quatre chevaux avaient également été testés positifs dans l’Essonne et le Val-d’Oise. Le dispositif croise ainsi surveillance humaine, équine, aviaire et entomologique.

Cette circulation ne se gère pas comme un foyer de dengue ou de chikungunya. Le West Nile circule principalement entre oiseaux et moustiques du genre Culex. L’être humain est un hôte accidentel et ne permet pas au virus de poursuivre son cycle via les moustiques. Culex ayant aussi un rayon d’action beaucoup plus large que le moustique tigre, Santé publique France indique que la gestion repose peu sur une lutte antivectorielle ciblée autour de chaque patient. Elle passe davantage par la détection des cas et la sécurisation des dons de sang, tissus ou organes lorsque la circulation est documentée.

L’Île-de-France avait connu en 2025 sa première saison de transmission locale documentée. Cette année, Santé publique France recense déjà 92 cas autochtones dans sept régions au 14 septembre, contre 62 sur l’ensemble de la saison 2025.

La carte francilienne se précise donc : après l’Essonne, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, la Seine-et-Marne et le Val-d’Oise, les Yvelines entrent à leur tour dans le bilan humain de 2026.

Sources consultées
  1. Santé publique FranceChikungunya, dengue, Zika et West Nile en France hexagonale. Bulletin de la surveillance renforcée du 16 septembre 2026.
  2. Santé publique FranceSurveillance sanitaire en Ile-de-France. Bulletin du 10 septembre 2026.
  3. Santé publique FranceVirus West Nile en France hexagonale. Bilan 2025