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West Nile : douze cas humains après des signaux chez les moustiques, oiseaux et chevaux

Au 6 septembre, douze cas autochtones de West Nile sont recensés dans cinq départements franciliens, après des détections chez des moustiques, oiseaux et chevaux.

Illustration de la circulation du West Nile

Douze cas humains autochtones de West Nile sont désormais documentés en Île-de-France : quatre dans l’Essonne, trois en Seine-Saint-Denis, deux dans le Val-de-Marne, deux en Seine-et-Marne et un dans le Val-d’Oise. Au 24 août, Santé publique France en comptait huit. L’Essonne, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne comptent chacune un cas recensé de plus ; le Val-d’Oise reste à un.

Cette progression ne correspond pas à quatre contaminations nécessairement survenues depuis le précédent bilan. Les débuts de symptômes des cas connus s’échelonnent de la mi-juillet à la fin août. Six personnes ont présenté une forme neuro-invasive et deux sont restées asymptomatiques. Ce rapport de six sur douze ne décrit pas non plus la gravité habituelle de l’infection : Santé publique France estime que 80 % des infections humaines sont asymptomatiques et que les manifestations neurologiques concernent moins de 1 % des infections. Les formes sévères sont donc surreprésentées parmi les infections détectées.

Les cas humains s’ajoutent surtout à une surveillance qui avait commencé à dessiner la circulation du virus plusieurs mois auparavant. En mai, West Nile avait été retrouvé dans des excrétas de moustiques collectés dans un piège du Val-de-Marne. En juin, six oiseaux positifs avaient été détectés à Paris, en Seine-et-Marne, dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. Quatre chevaux symptomatiques ont ensuite été testés positifs dans l’Essonne et le Val-d’Oise.

Cette succession explique pourquoi West Nile mobilise un système différent de celui associé au moustique tigre. Sa surveillance est organisée en quatre volets, humain, équin, aviaire et entomologique, dans une approche dite « une seule santé ». Les oiseaux constituent le principal réservoir et le virus atteint accidentellement l’homme par des moustiques du genre Culex. La carte des patients n’est donc qu’une des cartes utilisées pour savoir où et quand le virus circule.

La distance de vol des moustiques Culex modifie aussi la réponse publique. Ils peuvent parcourir des distances beaucoup plus grandes qu’Aedes albopictus, le moustique tigre. Santé publique France indique que la gestion repose donc principalement sur le signalement obligatoire des cas, leur recherche dans les données de laboratoire et la sécurisation des produits issus du corps humain, avec peu de lutte antivectorielle. La surveillance humaine est renforcée de mai à novembre.

La circulation autochtone de West Nile avait été documentée pour la première fois en Île-de-France en 2025. Dix-neuf cas autochtones avaient alors été confirmés dans sept départements ; la Seine-et-Marne était le seul département francilien sans cas West Nile documenté. Elle en compte deux cette année.

Au 6 septembre 2026, la carte humaine se concentre donc sur l’Essonne, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, la Seine-et-Marne et le Val-d’Oise. Celle tracée par les moustiques, les oiseaux et les chevaux est déjà plus large.

Sources consultées
  1. Santé publique FrancePoint épidémiologique hebdomadaire Île-de-France - Semaine 36 (du 31 août au 6 septembre 2026)
  2. Santé publique FranceSurveillance sanitaire en Île-de-France, bulletin du 27 août 2026
  3. Santé publique FranceChikungunya, dengue, zika, virus West Nile et Usutu en Île-de-France. Bilan 2025