
Sept collèges des Hauts-de-Seine cuisineront désormais leurs repas sur place. À Malakoff et au Plessis-Robinson, les nouveaux collèges Charlotte-Delbo et Claude-Nicolas-Ledoux ont été conçus avec leur cuisine de production. À Nanterre, Saint-Cloud, Meudon, Vaucresson et La Garenne-Colombes, cinq établissements existants ont été transformés pendant l’été. Ils portent à 31 le nombre de collèges qui prépareront le déjeuner dans leurs propres murs dès septembre.
Mais la rentrée ne marque pas la disparition des repas livrés. Sur les 88 collèges dont la restauration relève du Département, trois systèmes vont cohabiter pour servir environ 23 000 repas chaque jour. Dans 31 établissements, les plats seront cuisinés sur place. Cinq autres recevront des repas maintenus chauds et préparés dans un collège voisin. Les 52 restants continueront à être alimentés en liaison froide depuis les deux cuisines centrales de Boulogne-Billancourt et Rueil-Malmaison, avant remise en température sur place.
Cette organisation hybride tient d’abord aux bâtiments. Transformer un restaurant scolaire en cuisine de production suppose des locaux, des équipements et des travaux adaptés. La liaison chaude offre une solution intermédiaire : un collège équipé peut produire aussi pour un établissement voisin sans cuisine complète. La Clé Publique avait suivi en juin l’accord-cadre de maîtrise d’œuvre destiné à accompagner ces transformations. Le coût des cinq conversions réalisées cet été n’a pas été publié.
Le collège Gustave-Eiffel de Châtenay-Malabry doit à son tour commencer à produire sur place le 1er janvier 2027, portant le total à 32 pendant l’année scolaire. L’Agenda 2030 du Département fixe un objectif de production sur place dans 50 % des collèges. Le Département en attend notamment une production mieux ajustée au nombre réel d’élèves et moins de gaspillage.
Cette décentralisation de la production ne signifie pas une gestion collège par collège. À partir du 25 août, l’exploitation de la restauration des 88 collèges est confiée à Sodexo pour quatre ans, à travers trois concessions. L’avis d’attribution du BOAMP fixe à 115,17 millions d’euros la valeur totale des trois contrats. Cette somme correspond à l’exploitation des concessions, pas au coût des travaux nécessaires pour transformer les cuisines.
La rentrée 2026 ne remplace donc pas un modèle par un autre. Elle agrandit progressivement le réseau de cuisines de collèges tout en conservant les cuisines centrales là où les bâtiments ne permettent pas encore ce basculement. À Malakoff, au Plessis-Robinson et dans cinq collèges déjà existants, cela se verra dès le premier déjeuner : les repas partiront désormais de la cuisine de l’établissement.
Sources consultées
- Conseil départemental des Hauts-de-SeineUne restauration scolaire toujours plus locale, durable et qualitative pour la rentrée 2026
- Conseil départemental des Hauts-de-SeineLa restauration scolaire
- BOAMPAvis d’attribution de concession n° 26-36516
- Conseil départemental des Hauts-de-SeineAgenda 2030 du Département des Hauts-de-Seine