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À Malakoff et au Plessis-Robinson, pourquoi le 92 déplace deux collèges

Charlotte-Delbo et Claude-Nicolas-Ledoux doivent ouvrir à la rentrée avec 600 places chacun, après deux reconstructions estimées à 81 millions d’euros.

À Malakoff et au Plessis-Robinson, deux collèges reconstruits sont annoncés pour la rentrée. Charlotte-Delbo et Claude-Nicolas-Ledoux pourront chacun accueillir jusqu’à 600 élèves. Le Département évalue aujourd’hui les deux opérations à 39 et 42 millions d’euros. Deux investissements voisins par leur taille, mais qui répondent à des problèmes territoriaux différents.

À Malakoff, il fallait d’abord sortir d’un site devenu difficile à adapter. L’actuel Henri-Wallon, ouvert à la fin des années 1960, dispose de 440 places. Lors des études préalables, le Département avait examiné une rénovation lourde et une reconstruction sur place. Les deux solutions ont été écartées : la parcelle est petite et fortement pentue, tandis que des travaux aussi importants auraient considérablement compliqué le fonctionnement du collège occupé. Le nouvel établissement a donc été construit à proximité, entre le stade Marcel-Cerdan et le parc Léon-Salagnac.

Ce déplacement a permis de conserver l’ancien collège en service pendant le chantier, mais pas de tenir le premier calendrier. En 2018, l’ouverture était envisagée pour 2024 ; en 2023, la Ville parlait encore de la rentrée 2025-2026. Le Département annonce désormais l’ouverture de Charlotte-Delbo pour la rentrée 2026-2027.

Au Plessis-Robinson, la logique est différente. Claude-Nicolas-Ledoux accueille actuellement environ 400 élèves. Son remplaçant, prévu pour 600, doit notamment absorber les besoins des quartiers de l’ouest de la ville, dont les Architectes et Noveos. Ici, le collège suit la transformation urbaine : le nouveau bâtiment a été construit de l’autre côté de l’avenue Paul-Langevin, sur d’anciens terrains de tennis, tandis que l’établissement de 1970 doit être démoli pour laisser place à des logements.

À Malakoff, la reconstruction permet de quitter une parcelle trop contrainte sans interrompre le collège pendant les travaux. Au Plessis-Robinson, le déplacement augmente la capacité scolaire tout en libérant un terrain dans un quartier en recomposition. La gestion des collèges consiste aussi à replacer les capacités scolaires quand un bâtiment vieillit ou que les besoins d’un quartier évoluent.

Les deux nouveaux collèges auront également leur propre gymnase et une cuisine produisant les repas sur place, dans la continuité de l’évolution déjà engagée de la restauration scolaire dans le 92. Ces équipements accompagnent les reconstructions sans en être la raison première.

La rentrée de septembre est prévue dans les deux bâtiments neufs. À Malakoff, les élèves quitteront Henri-Wallon pour le nouveau collège du boulevard de Stalingrad. Au Plessis-Robinson, ceux de Ledoux changeront de côté de l’avenue Paul-Langevin.

Sources consultées
  1. Conseil départemental des Hauts-de-SeineCollèges : les projets en cours
  2. Conseil départemental des Hauts-de-SeineRapport d’orientations budgétaires 2026
  3. Ville de MalakoffMalakoff infos n°310, « Un nouveau collège à l’horizon 2024 »
  4. Ville du Plessis-RobinsonCollèges - lycée
  5. Conseil départemental des Hauts-de-SeineLe collège Claude-Nicolas-Ledoux entame sa reconstruction