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Blocages de lycées en Haute-Garonne : Tisséo reprend progressivement après les violences du matin

À 16 h 20, le T1 restait interrompu entre Palais de Justice et Purpan et Téléo suspendu, tandis que les bus reprenaient après une matinée de blocages et de violences.

Illustration - Tram toulousain près d’un lycée

À 16 h 20 ce jeudi 1er octobre, Toulouse n’avait pas encore retrouvé un réseau de transports normal. Le tram T1 restait interrompu entre Palais de Justice et Purpan, Téléo était suspendu et les agences Tisséo d’Arènes et Jean-Jaurès fermées. Les bus reprenaient en revanche progressivement. Tisséo attribuait ces perturbations à la « manifestation des lycéens » et invitait encore les voyageurs à reporter leur déplacement ou à utiliser des solutions alternatives.

Pour les déplacements de la soirée, l’état des lignes peut évoluer rapidement : Tisséo permet de consulter l’état du réseau en temps réel.

Dans la matinée, des blocages simultanés ont touché plusieurs lycées de Toulouse et de son agglomération et débordé sur la circulation et les transports. La préfecture de la Haute-Garonne a qualifié certaines actions de « troubles graves à l’ordre public », faisant état de jets de projectiles, d’agressions et d’incendies visant notamment des personnels et les forces de l’ordre. Elle a interdit pour la journée à Toulouse l’achat, la vente, le transport et l’utilisation de feux d’artifice, fumigènes et pétards.

Les incidents n’ont pas eu partout la même forme. À Toulouse, La Dépêche a documenté un incendie de la loge du lycée Stéphane-Hessel et des tensions dans les secteurs de Déodat-de-Séverac, des Arènes, d’Ozenne et de Roland-Garros. À Bellevue, l’un de ses journalistes a assisté à la violente agression d’un adolescent pendant le blocage. D’autres incidents ont été rapportés à Tournefeuille, Colomiers et Muret.

À Déodat-Arènes, les manifestants ont occupé les voies du tramway pendant la matinée. Arènes est aussi un important point de correspondance entre tram, métro et bus. Lorsqu’un blocage atteint cet espace, ses effets ne restent pas cantonnés aux élèves et aux personnels du secteur : ils se répercutent sur des voyageurs qui traversent Toulouse sans lien avec la mobilisation.

À 16 h 20, Tisséo annonçait la reprise progressive des bus. Le métro ne figurait plus dans son alerte générale liée au mouvement, alors que le T1 et Téléo restaient perturbés. La forte désorganisation du matin avait donc laissé place à un retour partiel au fonctionnement habituel.

La Dépêche fait état de douze policiers blessés et d’au moins une cinquantaine d’interpellations en Haute-Garonne, principalement de mineurs. Faute de bilan consolidé directement publié par la préfecture, le parquet ou le rectorat, ces chiffres restent provisoires.

Cette distinction importe aussi pour les responsabilités. La préfecture confirme que des violences et des incendies ont eu lieu autour d’établissements, mais une interpellation ne permet pas, à elle seule, d’attribuer une dégradation ou une agression précise. Les faits devront être individualisés au fil des auditions et des investigations.

Aucun bilan consolidé du rectorat n’était disponible lors de notre vérification pour préciser l’état de chaque établissement touché et les conditions d’accueil prévues vendredi.

Après la reprise progressive des transports, c’est désormais le prochain seuil local : savoir quels lycées touchés jeudi pourront accueillir normalement leurs élèves vendredi, et lesquels devront encore composer avec les dégâts de la veille.

Sources consultées
  1. Tisséo / transport.data.gouv.frFlux GTFS-RT du réseau Tisséo, état du 1er octobre 2026 à 16 h 20
  2. Le Journal ToulousainLycées bloqués en Haute-Garonne : la colère ne retombe pas, plusieurs établissements concernés
  3. La Dépêche du MidiBlocages des lycées : affrontements, transports coupés, incendies et dégradations, où en est la situation à Toulouse ?
  4. La Dépêche du MidiBlocage des lycées à Toulouse : un adolescent lynché, tirs de lacrymogène... une matinée de violences à Bellevue
  5. La Dépêche du MidiBlocages des lycées : un établissement de Colomiers subit l’intrusion de casseurs, la tension monte aussi autour de Toulouse