
À Pessac, l’entreprise née sous le nom d’iConcept pourrait poursuivre son activité malgré la liquidation de sa holding. C&C France, qui comptait 26 magasins et 214 salariés lors de l’appel à repreneurs de septembre, fait l’objet d’une offre de cession. Le tribunal de commerce de Bordeaux doit se prononcer mercredi 28 octobre.
À l’audience du 21 octobre, toutes les parties ont donné un avis favorable à l’offre présentée par D’OLYSE, selon le mandataire judiciaire Silvestri-Baujet. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. La reprise n’est donc pas encore acquise.
Les deux sociétés avaient été placées ensemble en redressement judiciaire le 2 septembre. C&C Financière, la holding qui détient C&C France, vient d’être placée en liquidation judiciaire. L’entreprise commerciale reste, elle, en redressement judiciaire, avec poursuite de son activité.
De Pessac à un réseau national
Fondée en Gironde en 1996, iConcept a été rachetée en 2022 par le groupe italien C&C, avant de prendre le nom de C&C France. Elle vend notamment des produits Apple, propose des services de réparation et fournit également du matériel aux entreprises.
Outre son siège avenue de Canteranne à Pessac, l’entreprise dispose de quatre magasins en Gironde : à Pessac-Bersol, Bordeaux, Bègles et Biganos.
L’appel à repreneurs publié en septembre chiffrait son activité à 101 millions d’euros de chiffre d’affaires hors taxes en 2025, pour un réseau de 26 magasins à travers la France et 214 salariés.
Ce que le tribunal doit encore décider
La liquidation de C&C Financière n’entraîne pas automatiquement la fermeture de C&C France. Les deux sociétés disposent de personnalités juridiques distinctes. La procédure permet ainsi d’envisager la cession d’une activité dont la société mère ne peut plus assurer la continuité.
Encore faut-il connaître les engagements du candidat. Le montant de l’offre D’OLYSE, le nombre d’emplois concernés et la liste des magasins susceptibles d’être repris ne sont pas encore publiquement établis.
Ces conditions comptent autant que l’existence d’un repreneur. Le tribunal doit notamment apprécier les perspectives de maintien de l’activité et de l’emploi, ainsi que les garanties d’exécution de l’offre.
Le jugement du 28 octobre devra notamment permettre de savoir si les magasins de Pessac, Bordeaux, Bègles et Biganos figurent dans le périmètre de la reprise.