
C&C France et sa holding française sont désormais toutes deux en redressement judiciaire à Pessac. Le tribunal de commerce de Bordeaux a ouvert les deux procédures le 2 septembre, avec une cessation des paiements fixée au 28 août. L’activité se poursuit pendant une période d’observation prévue jusqu’au 2 mars 2027. Une première audience est programmée le 21 octobre.
L’échelle est nationale. Les derniers comptes publiés de C&C France font apparaître 100,3 millions d’euros de chiffre d’affaires et 209 salariés en 2024. Le registre recense aujourd’hui 34 établissements actifs, répartis notamment dans le Sud-Ouest, en Bretagne, dans le Centre et en Provence. Cinq se trouvent en Gironde : le siège avenue de Canteranne et une autre implantation à Pessac, ainsi que des établissements à Bordeaux, Bègles et Biganos.
L’ancien iConcept a étendu son réseau par étapes. Créée en Gironde en 1996, l’entreprise a pris le nom de C&C France fin 2022. Son chiffre d’affaires est ensuite passé de 74,5 millions d’euros en 2023 à 100,3 millions en 2024. En juillet 2025, elle a encore absorbé C&C PACA, dont les implantations de Nice, Cannes, Aix-en-Provence et Cabriès ont été transférées à C&C France.
Les comptes 2024 faisaient toutefois apparaître des marges étroites : 2,04 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation et seulement 108 000 euros de résultat net. La société disposait alors de 4,51 millions d’euros de trésorerie, avec 15,9 millions d’euros de dettes financières et 26,8 millions d’euros de dettes à échéance d’un an au plus. Ces chiffres éclairent la structure financière de l’entreprise avant la procédure, mais pas son déclenchement : les documents judiciaires publiés ne détaillent pas la cause précise de la cessation des paiements d’août 2026.
C&C Financière est la holding française qui contrôle 100 % de C&C France, selon les comptes consolidés 2024 du groupe. Installée à la même adresse à Pessac, elle a été placée en redressement le même 2 septembre, avec la même date de cessation des paiements, le 28 août. Les deux procédures sont distinctes mais suivent le même calendrier : C&C Financière bénéficie elle aussi d’une poursuite d’activité jusqu’au 2 mars.
Le redressement ne ferme donc pas le réseau : il lui permet de continuer à fonctionner pendant que le tribunal examine si l’activité peut être poursuivie dans des conditions viables. Le nombre actuel de salariés employés spécifiquement en Gironde n’est pas publié. Pour les deux sociétés de l’avenue de Canteranne, la prochaine étape connue est désormais la même : retour devant le tribunal de commerce de Bordeaux le 21 octobre.