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Chikungunya : la Gironde concentre 56 des 75 cas autochtones recensés en France

Au 15 septembre, l’ARS affiche 56 cas dans huit communes girondines. L’extension des foyers entraîne de nouvelles recherches de cas et des interventions ciblées.

Illustration - Moustiques et Gironde

La Gironde concentre désormais l’essentiel des cas autochtones de chikungunya recensés en France. Au 14 septembre, Santé publique France en compte 75 dans l’Hexagone, dont 56 dans le département. Le lendemain, l’ARS Nouvelle-Aquitaine affiche 56 cas confirmés dans huit communes : 29 à Prignac-et-Marcamps, 13 à Arcachon, cinq à Cavignac, trois à Talence, trois à Étauliers, et un à Bordeaux, Portets et Créon.

Au 25 août, la Gironde en comptait encore 24. La hausse est nette, mais la carte dit davantage que le compteur. Santé publique France indiquait le 11 septembre que les épisodes de Talence, Cavignac et Arcachon étaient liés à celui de Prignac-et-Marcamps, tandis que Portets était lié à Arcachon. Créon apparaît désormais dans le relevé de l’ARS. Un cas dit autochtone correspond ici à une personne contaminée localement, sans séjour récent dans une zone de circulation virale hors de l’Hexagone.

Cette géographie commande directement la réponse sanitaire. Lorsqu’un épisode est identifié, l’ARS et Santé publique France recherchent d’autres cas autour des secteurs concernés, avec si nécessaire des enquêtes en porte-à-porte. Des opérations de démoustication sont menées autour des lieux fréquentés par les personnes infectées. En Gironde, elles sont confiées à Altopictus. Le périmètre du traitement peut être ajusté lorsque la recherche de nouveaux malades montre que la transmission locale s’étend.

La réponse repose donc sur des interventions ciblées autour des foyers, plutôt que sur une démoustication générale du département. C’est ce que montre l’évolution d’Arcachon, passée de sept cas au 9 septembre dans le bulletin régional à 13 dans le point ARS du 15 septembre, ou l’apparition récente de Créon.

Parallèlement, le bulletin national du 16 septembre recense quatre cas humains autochtones de virus West Nile en Gironde, contre trois dans le point régional arrêté au 9 septembre. West Nile est principalement transmis par des moustiques du genre Culex, et non par le moustique tigre. La circulation du virus peut aussi conduire à des mesures spécifiques de sécurisation des dons.

La surveillance renforcée du moustique tigre se poursuit jusqu’au 30 novembre. En Gironde, les enquêtes et les traitements ciblés doivent désormais couvrir plusieurs secteurs, de Prignac-et-Marcamps à Arcachon, Cavignac, Portets et Créon.

Sources consultées
  1. ARS Nouvelle-AquitainePoint de situation sur les cas autochtones d'arboviroses dans notre région
  2. Santé publique FranceChikungunya, dengue, Zika et West Nile en France hexagonale. Bulletin de la surveillance renforcée du 16 septembre 2026
  3. Santé publique FranceChikungunya, dengue et Zika en Nouvelle-Aquitaine. Bulletin du 11 septembre 2026