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Chikungunya : Talence et Cavignac reliés à l’épisode de Prignac

Au 25 août, 24 cas autochtones sont recensés en Gironde. Talence et Cavignac sont reliés à l’épisode de Prignac-et-Marcamps.

Illustration - moustique tigre en Gironde

Au 25 août, la Gironde compte 24 cas autochtones de chikungunya : 20 à Prignac-et-Marcamps, deux à Talence, un à Cavignac et un à Saint-Médard-en-Jalles. Mais la nouveauté du dernier bilan de Santé publique France tient autant à la carte qu’au compteur : les épisodes de Talence et de Cavignac sont tous deux indiqués comme « liés » à celui de Prignac-et-Marcamps.

Depuis le précédent point du 21 août, quatre cas supplémentaires ont donc été recensés et Cavignac est apparu dans le bilan. Ces communes ne forment pourtant pas un foyer compact. Prignac-et-Marcamps se trouve dans le nord de la Gironde, Talence dans l’agglomération bordelaise et Cavignac dans le nord-est du département. Santé publique France ne précise pas la nature des liens établis entre ces épisodes. Le bulletin public ne permet donc pas de reconstituer un trajet précis. Ce rattachement montre en revanche pourquoi la lutte contre le chikungunya ne peut pas se limiter au périmètre d’une commune.

Dès qu’un cas est confirmé, l’ARS Nouvelle-Aquitaine et Santé publique France lancent une enquête épidémiologique. Du porte-à-porte peut servir à rechercher d’éventuels cas secondaires et les professionnels de santé du secteur sont mobilisés. L’ARS précise que, dans un foyer déjà identifié, un cas secondaire est comptabilisé lorsqu’il existe à la fois un lien épidémiologique avec le cas index et une confirmation biologique. En parallèle, des opérations ciblées de démoustication sont organisées autour des cas signalés, avec Altopictus en Gironde.

À Prignac-et-Marcamps, les interventions ont commencé dès le 17 août. La mairie a annoncé des opérations d’Altopictus sur le domaine public et en porte-à-porte, jusque dans les jardins et espaces extérieurs des propriétés. L’objectif est de réduire rapidement la présence du moustique tigre aux endroits où une transmission est possible, tout en cherchant d’autres malades qui n’auraient pas encore été repérés.

La Nouvelle-Aquitaine n’a enregistré ses premiers cas autochtones de chikungunya qu’en 2025. Cette première saison avait pourtant déjà produit 160 cas répartis dans 17 épisodes, dont un foyer de 103 cas à Bergerac. La surveillance renforcée court désormais chaque année du 1er mai au 30 novembre.

En Gironde, le nouveau bilan ne se résume donc pas à quatre cas supplémentaires et à l’apparition de Cavignac. Il révèle un dispositif qui cherche à établir les liens entre des cas parfois éloignés, puis intervient autour des lieux concernés. À Prignac-et-Marcamps, Talence et maintenant Cavignac, cette géographie sanitaire, différente des frontières communales, guide les investigations et les opérations de terrain.

Sources consultées
  1. Santé publique FranceChikungunya, dengue et Zika en Nouvelle-Aquitaine. Bulletin du 27 août 2026
  2. ARS Nouvelle-AquitainePoint de situation sur les cas autochtones d'arboviroses dans notre région
  3. Mairie de Prignac-et-MarcampsOpération de lutte contre le Chikungunya
  4. Santé publique FranceChikungunya, dengue et Zika en Nouvelle-Aquitaine. Bilan 2025