
Le Département de la Gironde attribue 286 000 euros à huit associations qui accueillent, hébergent ou orientent les victimes de violences sexistes et sexuelles. Ces premières subventions du budget 2026 interviennent après son revote le 8 juin et la clôture de la procédure devant la Chambre régionale des comptes.
Près de la moitié de l’enveloppe revient à l’APAFED, avec 130 000 euros. Depuis Cenon, l’association fait fonctionner plusieurs maillons d’un même parcours : une ligne d’écoute ouverte jour et nuit, le centre Gisèle-Halimi, 34 places d’hébergement d’urgence, 13 places d’insertion en appartement et 32 places extérieures réparties entre la Haute-Gironde, le Sud-Gironde et le Bassin. Elle reçoit plus de 1 000 sollicitations par an.
Le deuxième montant, 50 000 euros, est attribué au CIDFF, qui anime 40 permanences dans le département. Les 106 000 euros restants sont répartis entre la Maison des femmes, le Planning familial, le Girofard, Solidarité Femmes Bassin, ACV2F dans le Médoc et la Maison de Simone à Pessac.
Les subventions ne paient donc pas huit versions du même service. Certaines structures mettent des personnes à l’abri. D’autres assurent une information juridique, un soutien psychologique, des ateliers de reconstruction ou des actions auprès des jeunes. Le Girofard accompagne notamment des personnes LGBTQI+ victimes de violences ou de discriminations, tandis que le Planning familial tient aussi des permanences dans le Sud-Gironde, le Libournais et sur le Bassin.
Cette répartition montre comment fonctionne la réponse départementale. La Gironde gère ou finance 22 centres de santé sexuelle, mais elle s’appuie sur des associations spécialisées pour l’hébergement, l’écoute continue et l’accompagnement juridique ou social. Dans le Médoc, sur le Bassin ou en Sud-Gironde, maintenir une permanence évite que toute la prise en charge se concentre à Bordeaux.
Dans un budget de 1,8 milliard d’euros soumis à une trajectoire de redressement jusqu’en 2029, le Département dit maintenir son soutien à ces associations. Le détail publié ne permet cependant pas de comparer chaque subvention avec celle de 2025. L’enveloppe de 286 000 euros n’est pas définitive : d’autres aides sont annoncées pour le Planning familial et la Maison d’Ella, sans montant communiqué.
Aucune hausse globale du nombre de places ou de permanences n’est annoncée à ce stade. Ces crédits servent d’abord à faire fonctionner le réseau existant, dont les opérateurs remplissent des missions difficiles à remplacer rapidement. En Gironde, le budget 2026 finance ainsi une ligne d’écoute ouverte jour et nuit, 40 permanences et quelques dizaines de places d’hébergement réparties au-delà de Bordeaux.
Sources consultées
- Département de la GirondeBudget 2026 : le Département présent auprès des associations engagées dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles
- Département de la GirondeDossier de presse du budget primitif n° 2 pour 2026
- Chambre régionale des comptes Nouvelle-AquitaineDépartement de la Gironde, deuxième avis budgétaire 2026-0069
- Département de la GirondeMieux vivre sa sexualité