
Depuis lundi 26 octobre à 18 heures, les interdictions décidées après les violences à Nice s’appliquent de nouveau dans toutes les Alpes-Maritimes, jusqu’au dimanche 1er novembre à 23 heures. La décision concerne aussi bien Cannes et Grasse que Menton ou les villages de montagne. Les contrôles dans les gares et sur les routes expliquent en partie cette extension.
Des contrôles bien au-delà des lieux de manifestation
Le samedi 24 octobre, alors que les rassemblements étaient interdits dans une partie du centre de Nice, plus de 2 000 personnes se sont réunies dans la ville, selon la préfecture. La journée s’est soldée par 59 gardes à vue.
Plus de la moitié des personnes concernées résidaient hors de Nice, notamment à Antibes, Cannes, Grasse ou Isola, mais aussi dans le Var et à Monaco, indique l’arrêté du 26 octobre.
Autre élément retenu par la préfecture : 120 personnes portant des équipements de protection ou des armes de catégorie D ont été contrôlées et empêchées de rejoindre les rassemblements du 24 octobre. Ces interceptions ont notamment eu lieu dans les gares de Cannes et de Saint-Laurent-du-Var. Elles ne signifient pas que ces 120 personnes aient participé à des violences.
Ces déplacements comptent parmi les raisons invoquées pour élargir les restrictions. Le préfet cherche à empêcher l’acheminement de matériels susceptibles de servir lors d’affrontements, avant même leur arrivée sur les lieux de rassemblement.
Les mêmes interdictions s’appliquent ainsi dans des communes éloignées des principaux incidents, même lorsque leurs habitants ne participent à aucun rassemblement.
Ce qui reste interdit jusqu’au 1er novembre
L’arrêté du 26 octobre interdit, sur la voie publique, la détention, l’utilisation, le port et le transport des pétards, fusées, mortiers et autres artifices pyrotechniques.
Il interdit également la détention, le port et le transport de carburants, combustibles et produits inflammables ou corrosifs dans des contenants individuels. Le port et le transport d’armes ou d’objets susceptibles de servir d’armes sont visés lorsqu’ils ne reposent pas sur un motif légitime.
Enfin, les équipements de protection destinés à faire échec aux moyens utilisés par les forces de l’ordre sont concernés. Il ne s’agit donc pas d’une interdiction générale de porter un casque ou des lunettes de ski dans leurs usages ordinaires. Les professionnels bénéficient d’une exception pour les besoins de leur activité.
L’arrêté ne reconduit ni le couvre-feu des mineurs, arrivé à échéance lundi 26 octobre à 6 heures, ni l’interdiction des manifestations qui s’appliquait à Nice le 24 octobre.
Halloween, dernier rendez-vous de la semaine
Plusieurs rassemblements aux revendications différentes sont annoncés à Nice cette semaine, autour du droit de manifester, des violences urbaines et de la contestation contre la vie chère. Une nouvelle mobilisation est notamment prévue samedi 31 octobre, place Masséna.
La préfecture redoute aussi l’utilisation détournée d’artifices pendant Halloween, notamment contre les forces de l’ordre, les véhicules ou les bâtiments publics.
La fête elle-même n’est pas interdite. Mais dans toutes les Alpes-Maritimes, les pétards et autres artifices visés par l’arrêté ne pourront pas être utilisés sur la voie publique pendant les festivités du 31 octobre. Les restrictions prendront fin le lendemain, dimanche 1er novembre, à 23 heures.
Sources consultées
- Préfecture des Alpes-MaritimesArrêté préfectoral AP 2026-1708 du 26 octobre 2026, publié par la mairie de Malaussène
- Préfecture des Alpes-MaritimesProlongation des mesures de sécurité dans les Alpes-Maritimes, 26 octobre 2026
- Nice PremiumManifestations : trois rassemblements annoncés à Nice les 27, 29 et 31 octobre
- Nice RadioNice : le couvre-feu des mineurs levé, mais sous conditions