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À Saint-Cézaire-sur-Siagne, cinq cabinets pour attirer les soignants

À Saint-Cézaire-sur-Siagne, une association marque une étape vers une maison de santé avec cinq cabinets prévus au centre du village.

Maison de santé de village

Au rez-de-chaussée d’un bâtiment du centre-village, Saint-Cézaire-sur-Siagne prévoit cinq cabinets, des salles d’attente, un secrétariat et une salle de réunion. La maison de santé n’est pas encore ouverte, mais le projet vient de franchir une étape: l’Association Pôle Santé Siagne a été publiée au Journal officiel des associations le 12 mai.

Son rôle est de coordonner les professionnels de santé de Saint-Cézaire autour d’une structure commune, avec l’objectif de créer puis gérer une maison de santé. La commune indique déjà rechercher des médecins généralistes pour ces locaux neufs.

Il faut donc tenir les deux réalités ensemble. À ce stade, il ne s’agit pas d’un nouveau service déjà disponible pour les patients. Mais ce n’est pas non plus une simple intention vague: le projet a une adresse prévue, des cabinets annoncés et un outil collectif pour avancer.

Pour Saint-Cézaire, commune de l’arrière-pays grassois d’environ 4 000 habitants, l’enjeu n’est pas seulement d’ajouter une plaque médicale. La mairie recense déjà deux généralistes, une pharmacie, des infirmiers, des kinésithérapeutes, des dentistes et une orthophoniste. Le sujet est plutôt de rendre cette offre plus stable, et plus attractive pour des praticiens qui ne veulent pas exercer seuls.

Une maison de santé ne fabrique pas des médecins. Elle peut, en revanche, rendre leur installation plus simple: locaux prêts, secrétariat, travail en équipe, échanges entre professions, actions de prévention, suivi plus fluide des patients. Dans une commune où beaucoup d’actifs travaillent ailleurs et où les retraités représentent une part importante de la population adulte, cette organisation peut compter autant que le nombre brut de cabinets.

Le projet s’inscrit aussi dans un territoire où les soins ne se résument pas à Saint-Cézaire. La CPTS du Pays de Grasse, qui réunit des professionnels de santé du secteur, couvre déjà la commune et travaille notamment sur l’accès à un médecin traitant et les soins non programmés. La future maison de santé s’ajouterait donc à une organisation existante, plutôt que fonctionner seule dans son coin.

Reste la partie décisive: transformer les locaux et la structure juridique en rendez-vous réels. Les questions ouvertes sont simples. Quels professionnels rejoindront le projet? Quand la structure commune sera-t-elle créée? Les cinq cabinets seront-ils rapidement occupés? Et à partir de quand un habitant pourra-t-il sentir la différence en cherchant un généraliste?

À ce stade, rien ne garantit encore le calendrier ni l’arrivée de nouveaux médecins. Mais Saint-Cézaire dispose déjà de trois éléments concrets: un lieu prévu, des cabinets à remplir, et des soignants qui s’organisent. Pour un village de l’arrière-pays, c’est déjà plus solide qu’une promesse de renfort médical.