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À Trappes, la République s’affiche contre le racisme

À Trappes, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées place des Merisiers le 30 octobre, une semaine après l’attaque du 23 octobre.

Illustration d’un rassemblement place des Merisiers

Sur la scène dressée place des Merisiers, une phrase : « Contre le racisme, choisir la République ». Dans la foule, des pancartes dénonçant la haine côtoient les drapeaux tricolores. Vendredi 30 octobre, plusieurs milliers de personnes se sont retrouvées à Trappes pour rendre hommage aux victimes de l’attaque du 23 octobre et dénoncer le racisme et l’islamophobie.

Les organisateurs ont avancé le chiffre de 12 000 participants. L’AFP décrit une foule de plusieurs milliers de personnes. Une semaine plus tôt, Pengo Bossio Wangi, 26 ans, avait été tué à Trappes. Sept autres personnes avaient été blessées à Trappes et à La Verrière, dont une fillette de 12 ans grièvement touchée.

Les pancartes ne laissaient guère de place au doute. « Le racisme tue, le silence aussi », pouvait-on lire. Une jeune Trappiste tenait une pancarte où l’on lisait : « Je ne veux pas être la prochaine minute de silence. »

Au micro, Aïssatou Diawara, jeune infirmière de Trappes, a refusé que le racisme et l’islamophobie soient présentés comme une haine apparue avec l’attentat. « Je ne veux plus me justifier », a-t-elle lancé. Dans la foule, Claire, enseignante spécialisée dans la commune, était venue avec son conjoint et leur dernier-né. « On a peur pour nos enfants », a-t-elle confié à l’AFP, en évoquant ses quatre enfants métis et ceux qu’elle accompagne dans son travail.

Dans son discours, Ali Rabeh a cité trois personnes qu’il a présentées comme « les visages de notre ville » : Ibrahima, agent de voirie qui a appelé les secours le jour de l’attaque, Kadiatou, infirmière qui a prodigué les premiers soins, et Marine, policière municipale qui a tenu la main de Pengo jusqu’à sa mort.

À La Verrière, autre commune directement touchée, un rassemblement distinct s’était tenu devant la mairie quelques heures plus tôt. À Mantes-la-Jolie, la municipalité avait proposé un car gratuit au départ de l’Agora pour rejoindre Trappes et ouvert un livre d’or. Les messages de solidarité recueillis devaient être remis à Ali Rabeh. Les hommages à Pengo s’étaient déjà étendus en Île-de-France dans les jours suivant l’attaque.

Place des Merisiers, la soirée s’est achevée par une minute de silence en mémoire de Pengo Bossio Wangi et des sept blessés. Puis de nombreux élus municipaux, écharpe tricolore en bandoulière, ont chanté la Marseillaise, rejoints par une partie de la foule.

Sources consultées
  1. Mairie de TrappesRassemblement contre le racisme
  2. AFP, via TV5MONDEÀ Trappes, peur et recueillement une semaine après l'attentat raciste
  3. Le MondeAttentat raciste à Trappes : « Que faut-il de plus pour ouvrir les yeux ? », a lancé le maire Ali Rabeh
  4. Temps Réel 78« Ouvrez les yeux » : à Trappes, 15 000 personnes se rassemblent contre le racisme
  5. Ville de Mantes-la-JolieAppel au rassemblement contre le racisme à Trappes - Octobre 2026