
Sept personnes ont été interpellées le 6 octobre dans une enquête sur le vol à main armée et la séquestration d’un couple dans les Yvelines. Trois mois plus tôt, l’agression avait commencé sur la route, lorsqu’un automobiliste se rendant au travail s’était retrouvé face à de faux policiers.
Un contrôle routier pour atteindre le domicile
Selon la gendarmerie, début juillet, tôt le matin, des individus circulant en voiture se présentent comme des membres des forces de l’ordre et ordonnent à un automobiliste de s’arrêter. Ils le menacent avec une arme, le frappent, puis le contraignent à retourner à son domicile, où se trouve sa conjointe.
Le couple est séquestré et violenté. Les agresseurs lui dérobent une importante somme d’argent, puis repartent avec la voiture des victimes, qu’ils incendient ensuite. Les véhicules utilisés pour commettre l’attaque sont également retrouvés brûlés dans un département voisin.
Le piège repose sur l’autorité usurpée : le conducteur s’arrête devant de prétendus policiers, qui le forcent ensuite à les conduire chez lui.
La gendarmerie ne précise pas pourquoi ce couple a été ciblé.
Sept interpellations après trois mois d’enquête
L’enquête est ouverte sous l’autorité du parquet de Versailles, puis confiée à un juge d’instruction. Selon la gendarmerie, la section de recherches de Versailles a identifié plusieurs suspects et reconstitué les préparatifs matériels de l’attaque.
Le 6 octobre, les gendarmes procèdent à sept interpellations simultanées lors d’une opération interdépartementale, avec l’appui de plusieurs unités d’intervention. Les personnes arrêtées sont domiciliées dans cinq départements.
Les perquisitions permettent de découvrir diverses armes et près de 500 000 euros. La gendarmerie ne précise pas si cet argent est lié au vol, dont le montant exact n’a pas été communiqué.
Le 8 octobre, cinq des sept personnes interpellées sont présentées au juge d’instruction. Quatre sont placées en détention provisoire, la cinquième sous contrôle judiciaire. Ces décisions ne préjugent pas de leur culpabilité : les suspects bénéficient de la présomption d’innocence. La gendarmerie ne précise pas la situation des deux autres personnes interpellées.