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Saint-Germain : le réseau de chaleur dépend d’un premier puits au Dogger

Le réseau doit passer de 70 à 120 GWh par an et gagner 18,8 km. Son extension dépend encore de l’autorisation de l’État et des performances du premier forage au Dogger.

Illustration - Réseau de chaleur et géothermie

Saint-Germain-en-Laye prépare l’agrandissement de son réseau de chaleur autour d’une ressource située à environ 1 500 mètres sous la ville. Le 23 septembre, le conseil municipal a donné à l’unanimité un avis favorable à la demande d’autorisation environnementale de GEOLAYE pour forer deux puits au Dogger près du Dôme. L’objectif dépasse la nouvelle centrale : le dossier prévoit 18,8 km d’extension du réseau, environ 90 nouvelles sous-stations et un passage de 70 à 120 GWh de chaleur livrée chaque année. L’autorisation de l’État reste nécessaire avant les forages.

Cette croissance répond à une limite simple : le réseau actuel ne peut pas absorber toutes les demandes de raccordement prévues. L’avenant signé en 2025 programme 90 nouveaux abonnés, dont 43 dans l’extension vers l’est de Saint-Germain. La géothermie doit fournir la chaleur supplémentaire nécessaire tout en portant à 91 % la part d’énergies renouvelables et de récupération prévue après développement.

Deux chantiers financiers s’emboîtent. Le dossier environnemental chiffre à 36,45 millions d’euros hors taxes le volet GEOLAYE, qui comprend notamment les forages et la centrale géothermique. À côté, l’avenant de 2025 chiffrait à 38,12 millions d’euros les travaux confiés au délégataire du réseau : canalisations, sous-stations et renforcement des moyens de production existants. Ces deux programmes ne relèvent pas du même montage ni du même maître d’ouvrage. Pour le seul développement du réseau, 12,52 millions d’euros de subventions étaient alors estimés, sans être présentés comme définitivement acquis.

La concession court jusqu’en 2037. Le délégataire finance les nouveaux ouvrages, mais tous ne pourront pas être amortis d’ici là. Le contrat fixe donc à 25,18 millions d’euros hors taxes leur valeur non amortie à l’échéance normale, que la Ville devra alors verser au délégataire selon les conditions prévues par l’avenant. Cette somme correspond aux investissements du réseau encore non amortis en 2037, pas au coût du forage.

Le déploiement reste cependant conditionné par le premier forage. Son test doit donner un résultat satisfaisant en débit et en température avant les travaux de connexion au réseau. La plupart des autres investissements prévus par l’avenant restent, eux, liés à la mise en service industrielle de l’apport du Dogger. La performance du sous-sol commande donc une partie du déploiement du réseau.

Le calendrier vise toujours une mise en service à l’automne 2027. Mais après l’avis favorable du conseil municipal, les deux prochaines confirmations ne viendront plus de l’Hôtel de Ville : l’une appartient à l’État, avec l’autorisation du projet, l’autre au forage lui-même. Sous le Dôme, le premier puits devra fournir le débit et la température autour desquels Saint-Germain-en-Laye a organisé l’extension de son chauffage urbain.

Sources consultées
  1. Ville de Saint-Germain-en-LayeProjet du Dogger – Avis du Conseil municipal sur la demande d’autorisation environnementale présentée par GEOLAYE
  2. Ville de Saint-Germain-en-LayeAvenant n°7 à la délégation de service public du réseau de chauffage urbain
  3. Ville de Saint-Germain-en-LayeRapport d’orientation budgétaire 2026