
Un gardien de la paix de 35 ans affecté dans les Yvelines est en détention provisoire depuis sa mise en examen, le 27 août, dans une information judiciaire antiterroriste. Interpellé quatre jours plus tôt, hors service, par la sous-direction antiterroriste (SDAT), il a été mis en examen notamment des chefs de « préparation individuelle à la commission d’un acte de terrorisme », de plusieurs infractions relatives aux armes en lien avec une entreprise terroriste et de provocation directe à un acte de terrorisme en ligne.
Selon Le Parisien, le suspect était affecté au centre d’information et de commandement de la police nationale dans les Yvelines. Un CIC est la salle opérationnelle qui reçoit les appels d’urgence, suit la situation sur le terrain et coordonne en temps réel les patrouilles. Le fonctionnaire aujourd’hui mis en examen travaillait donc au sein d’un maillon quotidien du dispositif de sécurité du département.
Le dossier est pris en charge par la chaîne antiterroriste spécialisée. La SDAT, service de la police judiciaire compétent notamment pour les attentats, leurs projets et les violences liées aux idéologies extrêmes, a procédé à l’interpellation. Le Parquet national antiterroriste a ouvert l’information judiciaire le 27 août, avant que les investigations soient confiées à un juge d’instruction. Le PNAT dispose d’une compétence nationale en matière de terrorisme.
La configuration est inhabituelle : des policiers spécialisés enquêtent sur un autre policier. Mais les éléments publics ne permettent pas d’établir que sa qualité professionnelle a joué un rôle dans les faits qui lui sont reprochés. Aucune information robuste n’a été publiée sur sa situation administrative ou sur un éventuel volet disciplinaire.
L’étendue du projet reste elle aussi à établir. Une source judiciaire citée par l’AFP indique que l’instruction doit encore préciser le projet criminel et les cibles envisagées. TF1/LCI rapporte que les enquêteurs le soupçonnent notamment d’avoir fabriqué des armes imprimées en 3D et d’avoir envisagé des actions violentes contre des intérêts de l’État. Le policier bénéficie de la présomption d’innocence.
Rien ne permet à ce stade de situer une cible éventuelle dans les Yvelines. Le fait départemental établi est celui-ci : l’homme placé en détention travaillait dans le centre qui participe chaque jour à la réception des urgences et à la coordination des équipages de police sur le territoire.
Sources consultées
- AFPUn policier, acquis à une idéologie d'ultradroite, écroué à Paris pour préparation d'acte terroriste
- TF1 InfoINFO TF1/LCI - Un policier des Yvelines mis en examen pour « préparation d'un acte de terrorisme »
- Le ParisienYvelines : un policier mis en examen et écroué pour des projets d’attentats terroristes
- Police nationaleLa direction nationale de la police judiciaire
- Ministère de la JusticeLes juridictions pénales spécialisées