
À Mantes-la-Jolie, le Stade nautique international a suspendu ses activités nautiques et interdit la pêche après la détection d’une « concentration importante » de cyanobactéries sur l’ensemble de son plan d’eau. Depuis l’alerte publiée le 2 septembre, tout contact avec l’eau doit être évité et les promeneurs sont invités à empêcher leurs animaux d’y entrer ou de s’y abreuver.
L’arrêt concerne un bassin de 2 228 mètres de long sur 130 mètres de large, utilisé pour l’aviron et le canoë-kayak. En mai, la Régate internationale de Masse y a réuni plus de 3 000 rameurs en deux jours. À cette échelle, l’exploitation du stade dépend autant de la qualité de son eau que de ses pontons, de ses locaux ou de ses équipements de compétition.
C’est le dispositif de surveillance du plan d’eau qui a déclenché la suspension. Grand Paris Seine & Oise, gestionnaire du site, a été alerté par son prestataire chargé du suivi de la qualité de l’eau. De nouvelles analyses doivent être réalisées avant la levée des restrictions. La Ville ne publie pour l’instant ni concentration chiffrée ni calendrier pour ces prochains contrôles.
Le stade fait parallèlement l’objet d’un programme de modernisation de 13,6 millions d’euros. Une première phase de 3,3 millions d’euros a concerné en 2023 et 2024 le bassin, les pontons et les berges. Un nouveau bâtiment, chiffré à 5 millions d’euros, est en construction, tandis qu’une troisième phase estimée à 5,3 millions doit notamment reconstruire la tour d’arrivée et réaménager les abords.
Ces investissements améliorent les infrastructures du site. La qualité de l’eau reste pourtant une condition immédiate de son utilisation : une prolifération biologique suffit à rendre temporairement indisponible un bassin destiné aux clubs, aux entraînements et aux grandes compétitions.
Aucune date de reprise n’est annoncée. Jusqu’aux prochains résultats, les embarcations restent hors du bassin, la pêche est interdite et les usagers doivent éviter tout contact avec l’eau du Stade nautique international.