
À Mantes-la-Jolie, le Département des Yvelines a adopté un protocole de 30 mois avec CCE Parc Solaire pour étudier une centrale photovoltaïque dotée de batteries dans l’Écoquartier Seine. Le vote du 26 juin ouvre une phase d’études sous exclusivité. Il ne décide encore ni la construction ni son financement.
L’échelle envisagée est néanmoins conséquente : jusqu’à 25 hectares, un coût global maximal évalué à 50 millions d’euros selon la puissance obtenue et une exploitation pouvant durer vingt ans. La puissance des panneaux, la capacité des batteries, le raccordement au réseau et l’emprise définitive ne sont pas encore établis.
Pendant ces 30 mois, des études juridiques, économiques, environnementales et techniques doivent être pilotées par un comité réunissant les signataires. CCE Parc Solaire prendra en charge les 180 000 euros d’études externes annoncés. La construction et une éventuelle participation du Département, jusqu’à 49 %, au capital de la société de projet ne seront décidées qu’après ces études. Il pourrait alors percevoir une rémunération pour le foncier mis à disposition, des recettes fiscales et des dividendes.
Selon le Département, les Yvelines ont investi depuis 2022 3,97 millions d’euros dans trois sociétés de production d’énergie renouvelable, notamment autour de la géothermie profonde au Chesnay-Rocquencourt. La loi permet aux départements de devenir actionnaires de sociétés produisant des énergies renouvelables sur leur territoire ou dans un département voisin. À Mantes, la collectivité pourrait donc mettre le foncier à disposition et devenir actionnaire minoritaire de la société de projet, avec un rôle direct dans sa gouvernance et ses résultats.
Les batteries permettraient de stocker une partie de l’électricité produite lorsque le soleil est abondant, puis de la restituer plus tard. La Commission de régulation de l’énergie encourage désormais le développement de centrales associant photovoltaïque et stockage. Le rôle exact et la taille du dispositif prévu à Mantes ne sont pas encore connus.
Le choix du foncier reste la principale inconnue locale. Le Département évoque des emprises qui ne seront pas mobilisées à court terme. De son côté, l’EPAMSA indique que l’Écoquartier Seine fait l’objet d’une refonte de ses études pour intégrer les contraintes environnementales et la proximité du fleuve. Les parcelles concernées et leur vocation future ne sont pas précisées. Rien n’établit donc, à ce stade, qu’elles étaient destinées au logement ou que la centrale retarderait l’aménagement du quartier.
Les études devront établir si la production d’électricité et les recettes attendues justifient de réserver ces terrains pendant vingt ans. À Mantes, la décision dépendra des parcelles retenues, de la puissance obtenue, du raccordement et de la somme que le Département serait prêt à engager.
Sources consultées
- Conseil départemental des YvelinesSéance départementale du 26 juin 2026
- Conseil départemental des YvelinesCD du 26 juin 2026
- EPAMSAEcoquartier Seine
- Commission de régulation de l’énergieLa CRE publie ses propositions pour optimiser le développement des grandes installations photovoltaïques
- LégifranceArticle L3231-6 du Code général des collectivités territoriales