
La future gare de Guyancourt aura trois entrées. Encore faut-il que les bus, les automobilistes, les cyclistes, les habitants et les salariés du Technocentre arrivent à la bonne entrée. Saint-Quentin-en-Yvelines cherche désormais l’équipe qui dessinera quatre aménagements autour de la ligne 18 : une station de bus avec son local pour les conducteurs, le parvis de l’accès secondaire, la voie menant au parking-relais et la signalétique destinée aux voyageurs.
L’enveloppe prévisionnelle atteint 6,87 millions d’euros hors taxes. Cette somme correspond aux travaux, pas aux honoraires de maîtrise d’œuvre. Le titulaire préparera les plans, aidera à choisir les entreprises et suivra le chantier jusqu’à sa réception. Les offres sont attendues avant le 18 septembre, pour une mission prévue à partir de janvier 2027.
Un premier appel portant sur le même programme et la même enveloppe avait été publié en février. Une nouvelle consultation a été ouverte en juillet, sans que les documents publics expliquent ce changement ni donnent de date de livraison pour chacun des quatre aménagements.
Le marché montre comment se partage la réalisation d’une gare métropolitaine. La Société des grands projets construit la station et la ligne. L’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines organise le pôle d’échange qui l’entourera. Île-de-France Mobilités doit subventionner une partie de cette opération, tandis que l’EPA Paris-Saclay prépare le nouveau quartier. Pour le voyageur, tout formera un seul trajet. Pour les institutions, ce trajet se répartit entre plusieurs chantiers, budgets et responsabilités.
La géographie rend cette coordination décisive. La gare sort de terre au croisement des avenues de l’Europe et Léon-Blum, face au Technocentre Renault, où environ 11 000 salariés travaillent chaque jour, et à proximité des quartiers de Guyancourt ainsi que des communes voisines de Voisins-le-Bretonneux et Montigny-le-Bretonneux. Une entrée basse ouvrira vers le quartier des Savoirs, une entrée haute desservira directement les bus et une troisième donnera vers le Technocentre.
La ligne 18 doit mettre Versailles-Chantiers à sept minutes de Guyancourt en 2030, contre trente-sept aujourd’hui. Une correspondance mal conçue en rognerait rapidement une partie. La station de bus devra absorber les rabattements depuis le reste de l’agglomération. Le parking-relais élargira encore le bassin d’accès et organisera une part des arrivées en voiture dans un secteur où le projet urbain prévoit aussi des cheminements cyclables, des espaces publics et près de 2 000 logements.
La voie d’accès et le parvis devront donc ménager à la fois l’arrivée des voitures et la continuité des cheminements piétons et cyclables. Même la signalétique compte : avec trois entrées tournées vers des usages différents, un panneau mal placé suffit à compliquer la correspondance.
Après l’accord-cadre général d’études sur les transports lancé en juin par Saint-Quentin-en-Yvelines, ce marché fait passer quatre éléments précis au stade de la conception : la station de bus, le parvis, les panneaux et la voie d’accès à la gare. À Guyancourt, la ligne 18 commencera avant le quai, à l’arrêt de bus et sur le parvis.
Sources consultées
- BOAMPMaîtrise d’œuvre pour la mise en œuvre des actions A2, A5/A1b, A9 et A11 du Pôle d’Échange Multimodal de Guyancourt
- Tenders Electronic DailyAvis 110945-2026, première consultation de maîtrise d’œuvre du pôle d’échange de Guyancourt
- Grand Paris ExpressLa gare Guyancourt
- EPA Paris-SaclayDossier de concertation préalable de la ZAC Gare Guyancourt–Saint-Quentin