À Saint-Quentin-en-Yvelines, le Challenge Vélo Inter-Entreprises 2026 a installé le vélo dans les trajets de travail et d’étude. Du 1er au 31 mai, entreprises, collectivités et, pour la première fois, étudiants de SQY Campus ont pédalé au nom de leur structure, avec leurs trajets enregistrés sur Geovelo.
Le bilan final détaillé n’est pas encore publié sur la page officielle du challenge. Mais plusieurs éléments publics donnent déjà une idée de l’échelle de cette sixième édition : la Ville de Montigny-le-Bretonneux indique que son équipe de 16 cyclistes a parcouru 2 410 km, s’est classée 15e sur 150 structures participantes et première commune de SQY. En cours de challenge, SQY annonçait déjà plus de 80 structures engagées et plus de 400 cyclistes actifs.
Ce que raconte ce challenge dépasse le classement. À SQY, le vélo est souvent associé aux grands équipements : Vélodrome national, BMX, Colline d’Élancourt, héritage des Jeux de Paris 2024. Ici, il change d’échelle. Il quitte l’image du sportif pour entrer dans les habitudes de bureau, de mairie, de campus, de zone d’activité.
Le règlement du challenge pousse dans ce sens. Les participants enregistrent leurs déplacements via Geovelo, avec un système de points : 1 km vaut 1 point, les trajets domicile-travail sont valorisés par un coefficient 3, et des bonus existent pour le premier trajet ou le parrainage d’un collègue. La meilleure entreprise n’est pas seulement celle qui roule le plus loin, mais celle qui obtient le meilleur ratio de points par effectif actif à vélo. C’est une manière assez fine de ne pas réserver la victoire aux grosses structures.
L’édition 2025 avait déjà installé cette pratique collective du vélo au travail : 34 structures, 158 cyclistes actifs et 28 833 km parcourus, selon le rapport développement durable de SQY. Les noms cités alors dessinaient un vrai morceau du territoire : MonEcho, l’UVSQ avec un laboratoire Inserm, Merck, Karl Storz, Geofit, mais aussi Voisins-le-Bretonneux, Coignières ou Magny-les-Hameaux côté collectivités.
L’arrivée des étudiants en 2026 change quelque chose. Elle relie le challenge aux allers-retours entre gare, campus, logements, stages et premiers emplois. Dans une agglomération où les trajets quotidiens passent souvent par de grands pôles dispersés, le vélo devient aussi une façon de tester les continuités réelles : les pistes, les stationnements, les habitudes, les endroits où l’on se sent à l’aise.
SQY dispose déjà d’appuis solides, avec 435 km de voies dédiées au vélo et un schéma directeur qui prévoit environ 600 km d’itinéraires cyclables maintenus, créés ou améliorés d’ici 2031. Le challenge ne remplace pas ces aménagements. Il les met à l’épreuve pendant un mois, quand les gens vont travailler, étudier, rentrer chez eux, recommencer le lendemain.
C’est ainsi que cette édition 2026 prend son intérêt local. À Saint-Quentin-en-Yvelines, le vélo n’est plus seulement une image de piste, de podium ou de grand rendez-vous sportif. Il devient aussi une affaire d’équipe au départ d’une mairie, d’un campus ou d’une entreprise, avec des kilomètres très ordinaires qui finissent par compter.