À Crespières, la cantine scolaire commence aussi dans un contrat de livraison. La commune remet en concurrence la fourniture des repas et des goûters en liaison froide pour l’école Émilie du Châtelet et l’accueil de loisirs, avec un démarrage prévu à la rentrée 2026.
Le marché est plafonné à 400 000 euros HT sur sa durée totale. Il est prévu pour un an, avec trois reconductions possibles, soit quatre ans au maximum. Ce plafond ne dit pas le prix d’un repas, ni le volume attendu : ces deux données ne sont pas publiées dans les sources consultées. Il donne en revanche l’ordre de grandeur d’un service qui revient chaque jour d’école, chaque mercredi d’accueil et pendant les vacances.
La liaison froide est le choix pratique de beaucoup de petites communes. Les repas sont préparés ailleurs, refroidis, transportés et conservés au froid, puis remis en température avant le service. Pour les enfants, cela se résume à une assiette. Pour la commune, c’est une chaîne à tenir : menus, livraison, contrôle des températures, stockage, réchauffage, incidents possibles, personnel formé.
À Crespières, cette organisation n’arrive pas de nulle part. En 2022, la commune avait attribué un marché de repas en liaison froide à Yvelines Restauration, à compter du 1er septembre 2022, pour une durée d’un an renouvelable trois fois. Le nouveau marché correspond donc au retour normal de ce cycle à la rentrée 2026.
La cantine de l’école n’est pas seulement une affaire communale. Une convention passée avec la communauté de communes Gally Mauldre prévoit que Crespières règle les repas et goûters au titulaire du marché, puis refacture à l’intercommunalité la part extrascolaire, celle des mercredis et des vacances. L’accueil de loisirs Les Zébulions est installé dans les bâtiments de l’école Émilie du Châtelet. Selon le jour de la semaine, le même service passe donc par deux niveaux publics.
Le choix du prestataire ne se réduit pas au prix. L’avis de marché accorde aussi une place aux menus, aux produits frais ou de saison, à l’origine des denrées, aux labels bio ou équivalents, à la réduction des emballages, à la gestion des incidents et aux actions de sensibilisation des enfants. Ces clauses font entrer les règles nationales de la restauration collective dans la vie ordinaire d’une école.
Depuis la loi EGalim, les cantines doivent viser au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % issus de l’agriculture biologique. Pour une commune comme Crespières, l’enjeu n’est pas de proclamer une grande politique alimentaire. Il est de trouver un fournisseur capable de livrer à l’heure, de respecter la chaîne du froid et de faire tenir ces exigences dans les repas servis à l’école Émilie du Châtelet.
Sources consultées
- BOAMPFourniture et livraison de repas et de goûters en liaison froide pour le restaurant scolaire et l’accueil de loisirs de la commune de Crespières
- Communauté de communes Gally MauldreConvention entre la commune de Crespières et la communauté de communes Gally-Mauldre, marché de fournitures de repas en liaison froide
- LégifranceArrêté du 8 octobre 2013 relatif aux règles sanitaires applicables aux activités de commerce de détail, d’entreposage et de transport de produits et denrées alimentaires
- Ministère de l’AgricultureRestauration collective : ouverture de la campagne de télédéclaration 2026 sur les achats de produits durables et de qualité