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À Saint-Quentin-en-Yvelines, les médiathèques gardent des films à prêter à l’heure des plateformes

SQY prépare un accord-cadre pouvant atteindre 65 000 euros HT par an pour renouveler les documents audiovisuels de ses médiathèques.

Rayon audiovisuel en médiathèque

Un film jeunesse pour le week-end, un documentaire conseillé au détour d’un rayon, un DVD ou une ressource vidéo que l’on emprunte sans ouvrir un nouvel abonnement: dans les médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines, l’audiovisuel reste un service public très concret.

L’agglomération vient de publier un marché pour acquérir des documents audiovisuels destinés à son réseau de médiathèques. L’accord-cadre doit démarrer au 1er janvier 2027, ou à sa notification si elle intervient plus tard. Il pourra durer jusqu’à quatre ans, avec un plafond de 65 000 euros HT par an. Les offres sont attendues jusqu’au 3 juillet 2026.

Le chiffre n’annonce pas une révolution culturelle. Il rend visible une mécanique souvent ignorée: pour qu’un film circule en médiathèque, il faut l’acheter, l’équiper, le cataloguer, le proposer au bon endroit, avec les droits qui permettent le prêt ou la consultation. Ce n’est pas le même achat que pour un usage privé.

À Saint-Quentin-en-Yvelines, cette chaîne concerne un réseau de douze médiathèques et un bibliobus. L’inscription donne accès au prêt de documents tous supports, sans limite de quotas, gratuitement pour les habitants, étudiants et salariés du territoire. Les usagers peuvent aussi accéder à des ressources numériques, dont de la vidéo à la demande, signe que le service ne se résume pas à des bacs de DVD.

La tension est simple: les plateformes ont multiplié l’accès aux films, mais elles l’ont aussi fragmenté. Un titre apparaît, disparaît, change de catalogue ou suppose un abonnement de plus. La médiathèque joue un autre rôle: elle constitue une offre choisie, commune, ouverte à des publics qui n’ont pas tous les mêmes moyens ni les mêmes habitudes numériques.

Le marché accorde d’ailleurs plus de poids à la qualité de l’offre qu’au prix: 55 % contre 45 %. Il ne s’agit pas seulement de trouver des boîtiers moins chers, mais de renouveler des collections utiles à des familles, des cinéphiles, des enseignants, des retraités ou des jeunes qui découvrent autre chose que l’algorithme du moment.

À SQY, ce marché dit donc une chose assez simple: même à l’heure du streaming, une agglomération continue de payer pour que des films restent disponibles dans un lieu public, avec des règles communes, des choix assumés et sans mot de passe à partager.

Sources consultées
  1. France Marchés / BOAMPAcquisition de documents audiovisuels pour le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines
  2. E-médiathèque SQYServices
  3. E-médiathèque SQYAccès ressources numériques
  4. Réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-YvelinesRèglement intérieur et tarifs des médiathèques
  5. Association des bibliothécaires de FranceLe cinéma en bibliothèque